Jeu vidéo / DOOM

Date de sortie
Développeur
id Software
Moteur
id Tech 6
Mode de jeu
-
Thème du jeu
First Person Shooter
Image de DOOM 4

Test de Doom

DOOM constitue un reboot de la célèbre saga des FPS créé par id Software. Il s’agit d’un titre culte considéré comme l’un des jeux les plus influents jamais créés. Si Wolfenstein 3D est souvent cité comme le précurseur en la matière, c’est surtout Doom qui aura marqué les esprits en son temps en rendant populaire le genre du jeu de tir à la première personne sur PC. Pour tout dire, c’est même le premier FPS auquel j’ai joué à sa sortie, à l’époque du vénérable DOS et qui m’a fait adoré le genre. Bref, cela ne rajeunit pas les plus âgés d’entre nous, et l’on espère que ce nouvel opus (le quatrième) ne nous déçoive pas. La bonne nouvelle c’est que c’est toujours développé par id Software qui connaît son affaire en termes de FPS tandis que c’est édité par Bethesda Softworks. Doom arrive-t-il à combler nos attentes et peut-il satisfaire un public moins averti ? Éléments d’explication et verdict ci-dessous.

Un scénario post-it

Image de DOOM
Pas de scénario, mais de l’action.

Lorsque l’on joue à Doom, on ne s’attend pas à découvrir un jeu proposant un scénario développé avec divers protagonistes emblématiques. C’est encore le cas avec cet épisode : on enfile notre combinaison de marine, on se déploie sur Mars et l’on affronte des hordes de démons. Il n’y a pas vraiment d’histoire, cet aspect étant relégué au troisième plan.

Le reboot de Wolfenstein avec The New Order proposait quelque chose de bien plus sympathique à ce niveau surtout vis à vis de certains personnages.

La durée de vie est correcte avec une bonne douzaine d’heures de jeu pour en voir le bout. Et quelques petites heures de plus avec une difficulté plus haute (ce que l’on vous recommande évidemment). On peut également rallonger le plaisir pour glaner divers secrets parsemés dans tous les niveaux. Le studio n’étant pas avare en easter eggs, maps classiques, mini-défis, ou autre collectibles à découvrir et récolter.

Doom propose également un mode multijoueur. Ainsi qu’un outil permettant à la communauté de créer des maps supplémentaires avec Snapmap.

Bref, si vous adhérez à ces deux aspects (solo et multi) il y a de quoi faire même si le jeu est vendu au prix fort.

Un gameplay fluide et pas si bourrin

Image de DOOM
Un gameplay à l’ancienne (enfin presque).

Dans Doom, il n’y a pas d’histoire, mais au moins il y a de l’action. Le jeu est rapide même si on aurait adoré bénéficier d’une vitesse d’environ vingt pourcent plus haute. Mais c’est déjà très plaisant. Cela va vite et les séquences de gunfight s’enchaînent rapidement.

Les règles sont classiques avec des affrontements frontaux, sans regen de vie, avec des bonus de santé et d’armure à récolter. On avance, on tue, on trouve une clé de couleur et, on peut ainsi de suite progresser jusqu’à la fin du niveau.

Petite nouveauté, on ne recharge pas son arme. J’ai du mal à comprendre l’intérêt surtout qu’on le fait pendant toute la première heure par simple réflexe… Il n’y a pas beaucoup de munitions et nos armes ne peuvent pas en transporter beaucoup à la fois. Cela implique que l’on devra constamment switcher entre-elles.

Il y a même une micro-gestion de fait. Car on s’applique à maximiser nos ressources sans trop les gaspiller. Ce qui est plutôt intéressant en fin de compte mais du coup c’est moins bourrin qu’un Serious Sam où l’on tire à tout va sans trop faire attention. On notera tout un système d’évolution d’armes et de modules à leurs adjoindre afin de les rendre plus puissantes avec le temps. Il est plutôt bien pensé et géré.

Des combats chorégraphiés

Image de DOOM
Des affrontements jouissifs.

On retrouve, le panel complet d’armes et d’ennemis de la franchise. Les gunfights sont très réussis. Le rendu des armes est très bon comme souvent avec id Software. On ressent bien leurs puissances et elles font de jolis dégâts. C’est varié et bien adapté aux différentes situations que l’on va rencontrer.

Les combats sont très chorégraphiés. On affronte des hordes d’ennemis qui possèdent divers styles d’attaques. Chaque démon ayant son propre comportement à la difficulté croissante. Certains chargent et attaquent de près, d’autre lance des projectiles ou des attaques de zones. Généralement, ils sont assez rapides et se déplacent sans arrêt. On apprécie d’ailleurs le fait qu’ils n’hésitent pas à grimper sur diverses structures. Cela procure des séquences bien horizontales et verticales avec en plus les divers monstres volants.

On ne peut donc pas rester statique, on court tout le temps, on strafe beaucoup et l’on doit viser juste. Avec Doom, on bénéficie d’un bon gros FPS bien maîtrisé qui tache pour notre plus grand plaisir.

Image de DOOM
Cela ralenti le jeu mais les glory kills sont bien gores !

Le studio a ajouté une nouveauté avec un système de finish sur les monstres. Ces glory kills sont autant de mises à morts différentes et bien gores selon notre angle d’attaque et notre point d’impact. Alors, c’est sûr que cela ralenti un peu l’action et que l’on ne le fera pas tout le temps. Même si on y est encouragé car cela permet de récolter quelques points de vie supplémentaires. Mais c’est quand même bien jouissif. On fracasse des têtes, arrange des bras, des jambes, etc… Et j’avoue que la première fois que j’ai attrapé la tête d’un IMP en mode Berserk et que l’ai déchiré en deux jusqu’à sa zone pelvienne : j’ai joui : D

Le level-design des cartes est relativement simple et pas spécialement poussé ou élaboré. On rencontre toujours un peu le même style de succession de salles-couloirs à l’architecture comparable.

On conclura en précisant les différents niveaux de difficultés que propose le jeu. Les premiers sont assez simples et n’octroient pas un grand challenge. Par contre les derniers sont impitoyables et ne tolèrent que nous soyons touchés qu’une à deux fois. Il y en a ainsi pour tous les goûts.

Un multi mitigé

Image de DOOM
Un multi en berne.

Id Software propose également un mode multijoueur. Autant le dire tout de suite, les amateurs de Quake 3 Arena ne seront pas comblé par celui-ci. Car si c’est relativement classique dans les gametypes, cela devient très kikoulol pour le reste.

Dans sa volonté de plaire à tout le monde, surtout les plus jeunes habitués à autre chose que les tricks et la recherche du ski absolu bercés dans leur ignorance par des années de Call off Duty, le studio a pas mal dénaturé le concept de base. On ne porte que deux armes à la fois et il y a un système de progression qui permet de débloquer diverses choses pour customiser nos personnages. On débloque aussi, tout comme Call of Duty, des classes permettant juste de pouvoir utiliser les combinaisons d’armes souhaitées.

Bref, ce n’est pas le panard absolu lors de la prise en main. Mais une fois (si), que l’on a fait son deuil d’un multi digne de Quake cela reste jouable un temps.

La vitesse de jeu est bonne et les sensations sont correctes. Mais le level-design des maps est particulier, ce n’est pas consensuel et c’est surtout très basique pour un joueur habitué aux Quake ou aux UT. Tout simplement, parce que le jeu propose d’incarner certains monstres du jeu (oui c’est rigolo). Il faut donc qu’ils puissent se déplacer librement sur la map. On a ainsi droit à de grandes salles sans réelles architectures complexes. On retrouve un grand gloubi-boulga incorporant divers éléments (jumpads et autre) ajoutés sans grand génie.

Image de DOOM
De retour en enfer.

L’action est là, cela arrive à nous divertir (un temps) mais c’est vraiment axé sur le très grand public.

On regrette qu’il n’y ait pas d’instagib pour certains gametypes (clan arena, freezetag et team last man standing) surtout que cela ne prend même pas trente minutes à coder… Pour le reste, ce sont des modes de jeu très connus pour la franchise des Quake car Doom n’en proposait pas avant ce quatrième opus.

Le studio compte beaucoup sur ce mode multi car il proposera un season pass dédié. Pour les débutants cela peut être plaisant tandis que les plus avertis n’y consacreront probablement pas beaucoup de temps.

Une réalisation qui en jette

Image de DOOM
Graphiquement réussi avec de jolis effets de lumières.

Graphiquement, Doom est une belle réussite. Les décors sont assez variés et surtout très jolis. C’est surtout dû à la très bonne qualité des divers effets visuels. On en prend plein les mirettes par moments avec de jolis environnements. Les effets de lumières sont saisissants et l’on s’immerge très facilement dans cet univers perturbé.

Les différentes animations sont réussies avec pas mal de gore lors des glory kills. Le seul défaut notable reste la qualité des textures qui sont loin d’être nettes et surtout baveuses de près.
Mais sinon, le titre est très fluide et c’était primordial pour le style de jeu. Doom devrait tourner très bien sur de nombreuses bécanes. Il y a pas mal d’options à régler et assez peu de bugs gênants (à part deux-trois retours windows).

Au niveau sonore, l’ambiance et bien rendue avec de bons bruitages. Et on apprécie le rendu des armes de bonne qualité. Par contre, les musiques ne sont pas terribles. Et surtout en totale inadéquation avec l’action.

Conclusion

Image de DOOM
Doom is back !

Ce Reboot de Doom constitue une belle et grande réussite. Tout n’est pas parfait, mais les amateurs du genre y trouveront leur compte. Les novices aussi probablement. La campagne solo est de très bonne facture avec des gunfights vitaminés. On est heureux de retrouver un Doom en si grande forme d’autant que visuellement c’est aussi très plaisant. Le multi, par contre, n’est pas nul, mais il ne restera pas dans les mémoires…

Pourquoi l’acheter ?
  • Rapide, Brutal, Jouissif
  • Excellents gunfights
  • Feeling des armes
  • Système d'améliorations des armes
  • Bestiaire
  • Rendu technique
  • Difficulté bien présente
Pourquoi l’oublier ?
  • Scénario vide
  • Level-design général (solo et multi)
  • Multi KikouLol
  • Textures
  • Musiques inadaptées