Test de Dishonored : La mort de l’Outsider

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Date de sortie
Développeur
Arkane Studios

Dishonored : La mort de l’Outsider sort un an à peine après Dishonored 2. Il s’agit d’une extension standalone qui ne requiert pas le jeu de base. C’est toujours développé par Arkane Studios et édité par Bethesda Softworks. Un duo qui a fait ses preuves, notamment sur cette franchise. On s’attend donc au meilleur. Mais est-ce que la mort de l’Outsider est à même de convaincre les vieux routards du genre ainsi que les néophytes ? Éléments d’explication et verdict ci-dessous.

Une nouvelle histoire

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Cela sent la fin pour Daud.

Dans cette nouvelle aventure, on incarne Billie Lurk, une des assassins les plus célèbres de Dunwall que l’on a pu croiser dans Dishonored 2. On retrouve également l’emblématique Daud, son vieux mentor et assassin de légende. Billie Lurk va entreprendre le plus grand assassinat jamais orchestré : tuer l’Outsider.

C’est l’occasion d’en apprendre plus sur Billie, mais surtout sur les origines de l’Outsider, une divinité que Billie et Daud considèrent comme responsable des pires heures de l’Empire. On regrette que la relation entre ces deux protagonistes soit vite expédiée. Mais concrètement, cette histoire est originale et assez intrigante pour nous intéresser tout au long de l’aventure. L’ambiance est toujours bien retranscrite et l’on se replonge avec plaisir dans les méandres des profondeurs de Karnaca.

Le scénario apporte enfin des réponses sur ce que sont l’Outsider et le Void. Mais d’un autre côté, il apporte aussi son lot de nouvelles questions ^^ Sans spoiler plus en avant, on dira qu’il laisse, par moments, la place à l’interprétation. La narration est toujours de qualité.

Un contenu un peu faible

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Certains environnements sont recyclés, d’autres non.

La durée de vie n’est pas folichonne. L’aventure se compose de cinq grandes missions. En prenant votre temps, en mode non létal et en difficulté haute : il vous faudra dans les huit/dix heures pour boucler le jeu. Mais en jouant plus bourrin, en tuant tout le monde quoi : il faut entre quatre et six heures, selon le niveau de difficulté. Il y a un mode New Game+ qui permet de changer les pouvoirs de notre personnage (avec ceux de Dishonored 2, peu ou prou). Mais la rejouabilité n’est pas très importante.
Le prix de vente (Trente Euros) nous semble probablement, un peu élevé du coup. En plus des missions principales, on peut effectuer des missions secondaires qui consistent essentiellement à amasser des charmes d’os. On trouve également quelques contrats à faire, mais cela n’est pas trop palpitant.

On peut reprocher également quelques recyclages d’environnements, si vous avez joué à Dishonored 2.

Pour autant, le titre réussi à garder les forces de ces prédécesseurs ce qui en fait un choix légitime pour les fans de la franchise.

Un gameplay toujours bien maîtrisé

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Bonus artistique lors d’une bonne symétrie.

Le titre propose une grande liberté d’action. On peut toujours opter pour la destruction en tuant tout le monde. Ou bien dans la discrétion en jouant l’infiltration. De plus, on a même la possibilité de ne tuer personne si on le souhaite durant la partie. Pour autant, sur cet épisode cela n’aura aucunes incidences.

On retrouve nos armes habituelles (épée, pistolets, arbalète avec différents types de carreaux). Ainsi que trois « nouveaux » uniques pouvoirs. Le premier est comparable aux autres pouvoirs de téléportation des précédents jeux. Mais, si on se téléporte directement sur un ennemi, on peut littéralement l’exploser : j’approuve au plus haut point 😀

Le deuxième, nous permet de sortir de notre enveloppe corporelle pour se balader en marquant des cibles ou des charmes. On peut le combiner au premier sort afin d’atteindre des endroits non accessibles autrement. Ce qui est bien pensé. Enfin, le dernier pouvoir nous permet de prendre le visage d’un ennemi temporairement.

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Billie Lurk a un niveau de santé assez faible, pour autant il nous a semblé que c’était plus facile en jouant le bourrin que d’habitude.

Les cartes sont ouvertes « mais pas trop ». C’est-à-dire qu’on retrouvera un monde cloisonné certes, mais il y a une multitude de passages différents pour chaque zone. Vous pouvez opter pour différentes approches avec une liberté de mouvement certaine. Mais l’objectif à atteindre est toujours le même, à vous de choisir votre voie et la façon pour le faire.

Le level-Design est donc excellent avec une maîtrise absolue de l’aire de jeu ainsi qu’une bonne gestion de la verticalité. L’ensemble est extrêmement cohérent est pensé pour que l’exploration soit un plaisir en plus d’être ludique pour la progression de notre personnage.

Enfin, on croisera et l’on affrontera de nouveaux ennemis. Il n’y a rien de bien original ni même de mémorable. Mais cela diversifie quand même un peu la chose. Les affrontements sont globalement du même niveau que dans Dishonored 2.

Dishonored : La mort de l’Outsider est une extension convaincante pour tous les amateurs de la franchise. C’est, en effet, avec plaisir que l’on retourne à Karnaca. Le contenu est probablement un peu faible par rapport au prix demandé. C’est pourquoi on vous conseille plus franchement d’en faire l’acquisition lors de promos. Mais la qualité est toujours au rendez-vous avec un portage PC bien moins foiré que lors de la sortie de Dishonored 2.

Pourquoi l’acheter ?
  • Scénario captivant, narration de qualité
  • Level-design toujours au top
  • Gameplay très bien maîtrisé
Pourquoi l’oublier ?
  • La relation entre Billie et Daud zappée
  • Ratio prix/nouveau contenu
  • Durée de vie faible en mode létal