Jeu vidéo / Need for Speed Payback

Date de sortie
Développeur
Ghost Games
Éditeur
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Moteur
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Modes de jeu
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Thèmes du jeu
Action, Course
Image de Need for Speed Payback

Test de Need for Speed Payback

Ghost Games est toujours aux manettes de ce nouvel opus de Need For Speed, cette version 2017 nommée Payback reprend la recette 2016 en rajoutant un peu plus de chaque ingrédient. Convaincant ?

Payback démarre comme un scénario hollywoodien genre Fast & Furious. Mais une espèce de Fast & Furious 19, tous les acteurs se sont barrés et on en aurait trouvé des nouveaux de seconde zone, ils sont tout aussi caricaturaux sauf qu’à aucun moment le joueur a envie de leur laisser une once de crédibilité. Peut-être que la VF n’est pas étrangère à cette impression. Toujours est-il que nous nous retrouvons dans une Las Vegas imaginaire, en compagnie de Tyler et son crew. La bande est à la réalisation de petits boulots pas bien légaux, jusqu’au jour où un membre vous trahit. C’est ici que commence l’histoire qui consiste à se venger. Difficile d’accrocher au scénario vu et revu, sans parler des dialogues pas franchement entraînant, le manque de rythme dû aux courses (logique pour un jeu de bagnoles) aura déjà eu raison de vous.

Image de Need for Speed Payback

Au volant de sa caisse (sauf quand vous faites une photo, là, vous disparaissez), on explore Fortune City et ses alentours afin de faire progresser l’histoire au fil des courses proposées… c’est là que démarre le farming. Chaque mission recommande un niveau de puissance minimal pour le véhicule,  ce dernier s’améliore à coups de cartes Speed. Cartes que l’on obtient aléatoirement après chaque victoire. Payback oblige  donc à recommencer encore et encore les mêmes courses et autres mini-événements sans intérêt, afin de gonfler suffisamment son véhicule. À moins bien sûr de céder au chantage et d’acheter ces loot boxes avec du vrai pognon. Mais ça, c’était avant le Lootboxgate, depuis les mises à jour récentes, les cartes sont obtenues plus facilement et vous avez assez d’oseille (du faux cette fois) pour aller dans les ateliers tunings et acheter des cartes (toujours avec vos faux billets), sauf que le système n’était pas conçu pour et que ça reste très chiant.

Nous pourrions faire une croix sur ces défauts si l’IA faisait preuve d’un niveau convenable et que la conduite valait le détour mais ce n’est pas vraiment le cas non plus. Un peu de lumière « à l’ombre des casinos », la personnalisation est sympa bien que le système empile les clics superflus pour parvenir à la bonne fonction. Surtout, il y a tout un tas d’options à débloquer pendant le jeu solo en matière de customisation pour en profiter ensuite en multijoueurs. Car oui, la conduite en multi se fait avec vos voitures et ses cartes qui vont bien. Le tout afin de vous retrouver sur des serveurs où tous les niveaux se mélangent sans possibilité de créer des parties privées avec vos amis ou autres joueurs avec qui vous avez sympathisé entre deux tours d’auto-tamponneuse.

De quoi laisser perplexe, on ne peut pas dire que Need For Speed 2016 avait su contenter les fans ni les p'tits nouveaux, pourtant, le studio suédois s'enfonce dans ce modèle en y ajoutant des ingrédients douteux à la demande d'Electronic Arts (coucou Star Wars Battlefront II) et tente de balayer tous les styles au lieu de se chercher une véritable identité.

Pourquoi l’acheter ?
  • Plutôt joli et fluide
  • Personnalisation
  • Pas mal de modèles
Pourquoi l’oublier ?
  • Farming de cartes speed
  • Scénario usé
  • Obligation de jouer un minimum au solo pour accéder au multi