Jeu vidéo / Sid Meier’s Civilization VI : Rise and Fall

DLC / Extension pour Sid Meier’s Civilization VI
Date de sortie
Développeur
Firaxis
Éditeur
2K
Moteur
-
Modes de jeu
Type de jeu
-
Thème du jeu
Stratégie
Image de Sid Meier’s Civilization  VI : Rise and Fall

Test de Civilization VI : Rise & Fall

Une première extension à Civilization VI ? Quelle charmante nouvelle, les bombes nucléaires de Gandhi me manquaient un peu. Alors comme ça nous avons la difficile mission de s’élever sans jamais chuter ? Je suis sûr que je peux y arriver.

Note de partie

Après plusieurs parties, j’ai décidé d’illustrer ce test par mon aventure avec Seondeok, Impératrice de Corée sur une carte du monde aux côtés, entre autre, du peuple Mongols, de l’Inde, la Russie, la France, l’Egypte, les Zoulous ou encore le Brésil.

Rise and fall en vrac

Pas mal de nouveautés avec ce Rise & Fall, neuf dirigeants / civilisations rejoignent la partie, de la Corée aux Zoulous en passant par les hommes en kilt. Le tout est agrémenté d’un rééquilibrage des bonus de chacun afin de mieux coller aux circonstances.

Deux nouveaux quartiers, le parc aquatique, ni plus ni moins un complexe de loisirs que vous poseriez sur l’eau et la place de la gouvernance, un quartier unique qui vous apporte divers bonus en fonction des bâtiments que vous y construirez (ex : agence de renseignement). Sept nouvelles merveilles naturelles et huit merveilles à construire avec une pincée de nouveaux bâtiments.

Voilà pour les détails qui ne changeront pas la face du monde.

Besoin de changer d’ère

Bonjour je suis Pierre le Grand, j’ai pris votre civilisation en modèle tellement qu’elle est belle à crouler sous les âges d’or.

Mais j’ai une haine sans limite envers vous.

À peine la partie est-elle commencée que mon conseiller neurasthénique me parle d’heures sombres. Pour éviter cela, pas question d’obtenir des points de bonheur à chaque tour, il faut réaliser des actions spécifiques : taper sur les barbares, construire une galère ou encore terminer ce projet de Pyramides qui prend la poussière depuis quelques tours. Une ère n’est plus déterminée par les technologies découvertes par les uns ou les autres mais un nombre de tours alors c’est la course pour éviter ce foutu âge sombre qui menace de noircir votre écran. Âge sombre, normal, or et héroïque si vous passez du sombre à l’or entre deux ères. Des malus ou des bonus à la clé comme Civilization sait les faire. Histoire de pimenter les choses, à chaque nouvelle ère vous devez prendre un engagement qui vous rapportera davantage de points si vous l’accomplissez. C’est simple, basique à en rendre jaloux Orelsan mais toujours plus intéressant que ce nous avions pu connaître jusqu’à présent. Dommage en revanche, guerroyer ne vous mènera pas à l’or, ce que je me suis tué à expliquer à mon voisin Gengis.

Pour votre gouverne

Coucou c’est Cléo, un bon dirigeant ne devrait pas se laisser distraire par les machinations du sexe opposé, vous ne croyez pas ?

— Au revoir.

Des gouverneurs ont été mis à disposition pour vous accompagner vers l’ère des Lumières. Technologies, dogmes et bâtiments nous permettent de nommer un nouveau gouverneur ou d’en promouvoir un déjà en place. Chacun dispose de son arbre de compétences à remplir comme bon vous semble et vous imaginez bien, les sept gouverneurs en place balayent l’ensemble des mécaniques du jeux : guerre, production, culture, science… Reste à les placer ou déplacer dans vos villes (ou éventuellement dans une cité-état pour Amani) le plus stratégiquement possible. Cela rajoute une petite touche de gestion pas désagréable qui peut permettre de renforcer ses villes, dommage que l’IA ne semble pas savoir s’en servir.

Image de Sid Meier’s Civilization VI : Rise and Fall

Les loyaux de la couronne

Les développeurs de Firaxis Games ont eu la bonne idée de revoir l’interface au niveau des villes et des calques pour obtenir quelque chose de beaucoup plus lisible. Cela concerne essentiellement la religion et la nouveauté de cet add-on, la loyauté. La loyauté d’une ville détermine sa propension à se rebeller et devenir une cité libre susceptible de rejoindre une autre nation par la suite. Plusieurs facteurs sont en jeu : les bâtiments dans la ville, la présence d’un gouverneur, de troupes, la taille de la ville ou la combinaison entre l’éloignement avec vos autres cités et la proximité avec celles des adversaires. Il ne faut pas conclure que vous devez absolument former un bloc de villes, une ville bien placée en périphérie des autres nations peut devenir un excellent pas de tir en fin de partie, conseil de Gandhi !

Cette loyauté est bien signalée pour chaque ville, et en un clin d’œil vous savez s’il n’y a rien à craindre ou si au contraire, il va falloir circonscrire les envies de rébellion. Pour la religion, c’est désormais on ne peut plus clair, des flèches indiquent l’influence des villes entre elles, une excellente chose.

Puffed rise

Bonjour, c’est Catherine de Médicis, je vous échange votre relique de la mort, votre coton, votre charbon et un libre passage contre la modique somme d’une pièce d’or pour 30 tours que je relance de quatre pièces d’or livrées dès maintenant dans ce magnifique coffret. Cela vous convient ?

— Bah non.

— Vous méritez la mort.

Tout ça est une bien belle œuvre mais je crois qu’il va nous falloir un add-on Civilization VI : Better IA, de ce côté-ci rien n’a changé, les nouveautés amplifient même leur bêtise. Ce bon vieux Pierrot qui s’installe trop près de mes frontières et perd sa ville en 15 tours, ils sont malins ces russes.

Rise & Fall apporte aussi un nouveau système d’alliances qui se compose désormais de différentes typologies : armée, commerciale, scientifique, etc. C’est malin mais l’IA ne s’en sert quasiment pas et il faut toujours l’arroser de brousoufs pour en obtenir une.

Je représente le Brésil et nous ne sommes pas contents, nous vous déclarons la guerre !

— Mais vous êtes à l’autre bout de la planète ?!

— Bien vu, en compensation, je vous propose deux pièces d’or par tour.

— Au revoir.

Dans le même genre, nous avons les urgences, comme tout le monde connaît la réputation de Gandhi, Chaka des Zoulous décide de lui subtiliser Dehli. Ce qui n’est franchement pas cool et stratégiquement très étrange, Chaka contrôlant une ville isolée de son continent initial et séparée par l’Egypte et deux cités-états qui ne lui vouent pas d’amitié particulière. Bref, une urgence est déclenchée, Gandhi appelle les peuples au secours pour reprendre Dehli. Je me joins à la fête puisque je suis frontalier de l’Inde depuis la disparition soudaine de Gengis et que je ne veux pas avoir ce belligérant de Chaka à mes portes. Gandhi et moi profitons de bonus de territoire (déplacement plus rapide et capacité de soin accrue) avec l’objectif unique de reprendre la cité. Mais comme je l’ai dit, Chaka est loin de Dehli et la ville se rebelle avant même que je l’atteigne.

En tant qu’adorateur du nucléaire, je vous félicite pour votre travail, Delhi n’appartient plus à ce chacal de Chaka.

— Oui mais vous ne l’avez pas reprise.

— Peu importe, l’urgence est terminée.

— D’accord, cela vous dérange si je capture la ville à votre place ? Elle me fait de l’œil avec toutes ses merveilles.

— Oh non allez-y, ce sera avec plaisir que je vous la laisserai.

Et je me retrouve avec la capitale indienne dans mon escarcelle sans aucune pénalité car elle était rebelle. Je connais très peu de jeux qui pourraient jalouser cette IA.

Image de Sid Meier’s Civilization VI : Rise and Fall

Avec Rise & Fall, Firaxis tape dans le mille. Pas mal de nouveautés viennent agrémenter le gameplay et pas qu'en surface. L'interface revisitée redonne envie de jouer les prophètes tout en y ajoutant la nouvelle notion de loyauté. Enfin, la course aux âges d'or tout en évitant au maximum les âges sombres donnent du piment à une partie de plus en plus mouvementée. Malheureusement, les faiblesses de l'IA compensées uniquement par des bonus indécents se font encore plus visibles.

Pourquoi l’acheter ?
  • Gameplay judicieusement étoffé
Pourquoi l’oublier ?
  • IA où es-tu ?