Jeu vidéo / Warhammer : Vermintide 2

Date de sortie
Développeur
Fatshark
Éditeur
Fatshark
Moteur
-
Mode de jeu
Type de jeu
Beat them all
Thème du jeu
Action

Test de Warhammer Vermintide 2

Je n’ai pas l’habitude de repenser au nombre de mobs que je tue dans un jeu vidéo. Je supprime simplement les obstacles qui se dressent sur ma route en poursuivant simplement la tradition de résoudre les problèmes par le meurtre dans les jeux d’action. Dans le beat’em’all en ligne Warhammer: Vermintide 2, je suis particulièrement conscient du nombre de cadavres que je laisse derrière moi. C’est justement une des raisons pour lesquelles Vermintide 2 a réussi à sortir de l’ombre de Left 4 Dead.

Tuons chers camarades

Honnêtement, je n’ai aucun remords ni aucune culpabilité à propos du nombre de carcasses de rats ou de pelletés de guerriers du Chaos que mes camarades et moi-même avons éclaté dans notre sillage coopératif. Mais j’ai pu remarquer à quel point les rues étaient couvertes de sang chaque fois que nous avions survécu à un autre essaim de Skavens ou à un assaut de Northmen, ce qui est vraiment révélateur de l’étendue des cartes de Vermintide.

Joli n’est probablement pas la bonne terminologie pour un jeu dont l’esthétique est le massacre à grande échelle alors qu’un monde fantastique déchiré par la guerre commence sa descente finale dans Armageddon. Par rapport à son aîné, Vermintide 2 accomplit le tour de force de pousser les murs (et les plafonds) encore plus loin tout en forçant les quatre joueurs à suivre un tracé défini. Ouais, il y a bien ces moments irritants où notre équipe de choc : elfette, nain, mage, guerriers et chasseur de sorcières tournent inlassablement ou sautent sur place comme des histériques à la recherche d’un petit mur ou d’un monticule mène à un grimoire permettant un gain d’expérience tout relatif.

Les fans de la licence Warhammer devrait apprécier ce Vermintide 2 fidèle à l’univers créé par GameWorkshop. Avec son tour du monde de monuments en ruines mais toujours magnifiques et imposants, du champs de maïs tentaculaires aux villes plongées dans les ténèbres en passant par la forêt luxuriante, le game design est bien là – à défaut de jolis graphismes.

Tout dans l’efficacité

Les systèmes de leveling et d’artisanat font le boulot. Les joueurs donnent tout (mais prenez ce putain de grimoire, j’en ai déjà un !) pour obtenir le graal de la boîte à butin transformant l’après-match en une orgie d’augmentations mineures attribuées au hasard que les joueurs prendront un malin plaisir à transformer ces objets indésirables en matières premières pour leurs meilleurs items. Enfin, les joueurs saluerons Fatshark qui n’a pas succombé aux sirènes des micro-transactions.

Cette progression par l’expérience et le matos est la pierre angulaire de Vermintide 2. Le joueur poursuit inlassablement sa quête de montée en puissance jusqu’à devenir, aux côtés de ses partenaires, une bande de grosbill ultimes. Les meilleurs combineront intelligemment leurs armes et accessoires pour obtenir la meilleure puissance de feu en toutes circonstances (chair à canon, boss, etc.). Cela offre par la même occasion un certain potentiel de rejouabilité que les maps n’offrent pas forcément (mais prenez ce putain de grimoire pour la 750e fois !). L’inconvénient du système est que les joueurs attendent trop longtemps pour passer d’un niveau de difficulté à un autre, si bien que l’on retrouve des niveaux 20 en Vétéran spammant frénétiquement leur souris pour taper sur tout ce qui bouge survivant davantage grâce à leur robustesse que par leur habileté, parfois, on se rassure en se disant que ces joueurs sont bien là où ils sont, les pauvres se feraient incendiés au niveau de difficulté suivant, là où le friendly fire rentre en jeu :

Bon, l’elfette, le nain, votre arc et votre lance-flamme, vous vous les fouttez où je pense.

Victor Saltzpyre

La quintessence de Vermintide 2 s’atteint en mode Légende, là où la communication est importante et surtout là où les joueurs ne doivent jamais s’abandonner à la sauvagerie. Tout devient affaire de subtilité, placer un taunt de Markus au bon moment sur un boss et laisser Victor terminer le sale boulot par un bien vilain tir groupé au pistolet. La bonne utilisation de bombes, de capacités spéciales et de soins peut transformer l’arrivée d’un Rat-Ogre ou d’un Troll de Bile en une simple fête meurtrière. C’est définitivement dans votre manière de joueur que vous ferez la différence, et non dans l’inlassable quête d’une épée qui infligerait +50% de dégâts au Chaos.

Image de Warhammer : Vermintide 2

En parlant des boss, ces menaces titanesques parachutées dans une situation déjà frénétique, forment un bestiaire intéressant mais leur équilibrage reste toujours un sujet ainsi que leur apparition tantôt en terrain trop aisé, tantôt en zone abracadabrantesque (bonjour le troll dont la tête se retrouve dans le plafond du couloir). Les comparaisons avec Left 4 Dead sont aussi très soutenues – comme pour son prédécesseur – nous avons ‘celui qui traîne un copain avec lui’, ‘celui qui vomit du poison’ et ‘celui qui est juste vraiment très grand’ que l’on retrouve déjà dans le jeu de Valve. Alors j’avoue, je préfère les essaims. Quand une rue calme ou une clairière tranquille semble soudainement trembler avec le grondement d’une tempête imminente, et soudainement, une horde de Skavens approche. Une mer de fourrure à dépecer, des yeux artériels qui brillent… pas de quartier.

Vermintide 2 s'inspire sans vergogne de Left 4 Dead et son aîné Vermintide et certains cyniques diront que le succès du jeu tient à l'absence d'une nouvelle suite de Left 4 Dead, c'est probablement vrai mais peu importe. Son interprétation est très réussie. La grandeur des maps, la spécialisation de nos héros et la recherche du loot parfait font mouches. Il faut néanmoins faire avec la communauté, les joueurs qui ont trop peur de gravir les échelons et ceux qui découvre la série avec ce deuxième opus et se font lyncher par les vétérans à la moindre incartade pourront en décourager plus d'un. Vous n'y passerez peut-être pas des mois, mais à l'achat du jeu, préparez vos prochaines semaines, vous devriez vous retrouver avec des cadavres de rongeurs jusqu'aux genoux.

Pourquoi l’acheter ?
  • L'intensité des combats
  • Les nouvelles carrières de nos héros
  • Les horizons plus vastes
  • Le lore Warhammer au rendez-vous
  • Le système de progression et d'artisanat revisité
  • La difficulté

 

Pourquoi l’oublier ?
  • Les peureux
  • Les expérimentés intransigeants
  • Les bugs et les spawns incongrus
  • L'équilibrage qui se cherche encore 4 mois après la sortie