Jeu vidéo / Transport Fever 2

Date de sortie
Développeur
Urban Games
Éditeur
Urban Games
Moteur
-
Mode de jeu
Type de jeu
Gestion
-

Test de Transport Fever 2

Transport Fever 2 est le troisième jeu d’Urban Games. Le studio suisse fait néanmoins des transports en commun sa spécialité puisque tous ses jeux lui sont dédiés. Avec une équipe d’une quinzaine de personnes, le travail accompli sur ce nouvel opus force le respect même si le jeu n’est pas exempt de défauts, nous sommes sur une simulation plutôt sympa.

Transport Fever mais en plus grand

Transport Fever 2 reprend la même base que son aîné en cherchant à l’améliorer et le rendre plus réaliste sur certains aspects. Attention, sortez l’artillerie lourde en matière de configuration, surtout le CPU qui, à l’instar d’un Cities Skylines peut vite se faire écharper. En effet, vous pouvez générer une carte aléatoire totalement gigantesque mais qui donne enfin sens à tout type de transport. Plus j’en mettais, plus mon PC me demandait pour quand est sa retraite (pas tout de suite mon lapin).

Avant vous faisiez du transport fluvial, désormais il est possible de faire du transport maritime sans avoir l’impression d’avoir un peu abusé en lançant pareil projet. De même, l’usage de l’aviation semble nettement plus pertinent et réaliste. Pour combler les plus perfectionnistes, un éditeur de carte est dispo et vous permet de créer un environnement propice à vos plus belles œuvres de transport.

La deuxième nouveauté avec cette grandeur vient des villes, elles aussi sont désormais beaucoup plus grandes, leur développement se fait sur de vaste territoire. C’était possible dans TF1 (pas la chaîne, le jeu) mais il fallait littéralement tout donner pour y parvenir, comme si nous étions le seul moteur de la cité. Par contre, certains joueurs pinailleront, à raison, en disant que leur gestion des ressources est simplifiée. Effectivement, plus besoin d’alimenter la ville avec une bonne dizaine de ressources différentes, désormais quelques unes suffisent. Honnêtement, ce changement de direction me semble pertinent pour attirer un plus large public mais au détriment, c’est certain, des fans de la première heure. Cela dit, le jeu reste modable comme les précédents et certains joueurs ont déjà créé de nouvelles ressources à gérer.

Transport Fever 2 poursuit aussi son amélioration en termes de fonctionnalités et de concepts, la possibilité de fusionner des stations de transport différent fait un bien fou et les routes peuvent désormais prendre de la hauteur. Des petites choses qui simplifient grandement l’organisation de notre réseau tout en restant crédible en matière de simulation.

Une interface toujours perfectible

L’un des inconvénients du jeu est toujours son interface utilisateur. En proie à bon nombre des mêmes problèmes de base que ses aïeux. Pour les personnes habituées aux jeux de gestion plus conviviaux, vous rencontrerez certainement quelques frustrations. Et ils manquent certaines choses comme le renouvellement automatique des véhicules qui transforme les grand réseaux en plaie.

Image de Transport Fever 2
Quand reboucher un canyon coûte moins cher qu’un pont

Pour un jeu indépendant avec une si petite équipe, TF2 est sacrément impressionnant. Vous pourriez être récompensé par des graphismes et des visuels panoramiques plutôt chouettes, si tant est que votre PC ne soit pas en PLS avant. Enfin, les missions vous plongeront dans l’histoire des transports avec un attrait plus grand que pour Transport Fever 1.

Dans l'ensemble, Transport Fever 2 est nettement plus convivial que son prédécesseur. Les évolutions sont notables et on les apprécie très vite. Il reste cependant des écueils pour apprécier totalement le jeu.

Pourquoi l’acheter ?
  • Terrain de jeu gigantesque
  • Plus d'un siècle de transport
  • Des scénarios intéressants
Pourquoi l’oublier ?
  • PC de compétition obligatoire si on veut voir les choses en grand
  • La gestion est là mais les mécaniques sont simplistes