Jeu vidéo / Assassin’s Creed Mirage

Date de sortie
Développeur
Ubisoft Bordeaux
Éditeur
Ubisoft
Moteur
-
Mode de jeu
-
Thèmes du jeu
Action, Aventure
Image de Assassin's Creed Mirage

Test d’Assassin’s Creed Mirage

Assassin Creed Mirage est le nouvel opus de la célèbre franchise d’Ubisoft. C’est développé principalement par Ubisoft Bordeaux avec l’aide de pléthores autres studios Ubisoft. On nous annonce que ce titre sera un authentique hommage au jeu par lequel tout a commencé. En clair, il s’agit d’un Assassin Creed qui ne réinventera par la roue. Il est là pour remplir un espace entre Assassin’s Creed Valhalla et le prochain titre Assassin’s Creed qui devrait lui (on l’espère) apporter son lot de nouveauté. Pour autant, ce jeu n’est pas un mirage. Alors arrive-t-il à procurer une approche moderne des fonctionnalités et du gameplay qui ont défini une série au top depuis 15 ans, comme le prétend le studio ? Ce nouvel opus pourra-t-il combler les fans de la franchise ainsi que les néophytes ? Éléments d’explication et verdict ci-dessous.

Assassin Creed Mirage

Basim

Cet épisode nous permet d’incarner Basim. Nous l’avons déjà croisé dans l’épisode Valhalla. Nous débutons comme simple voleur avant de finir comme maître assassin. Entre temps, nous allons rejoindre les rangs d’une société ancienne. Et découvrir un nouveau credo qui modifiera le sort de Basim d’une manière qu’il n’aurait jamais imaginé.

Le début de l’histoire est un peu long, car il sert aussi (comme d’habitude) de tutoriel pour les nouveaux. Par la suite, on assistera au développement d’un jeune homme inexpérimenté à la destinée tourmentée. J’ai trouvé ce développement intéressant à suivre. On est vraiment focalisé sur le personnage de Basim.

Il n’y a pas d’aller-retour dans le monde « réel » avec une histoire autour de l’animus. Pour moi, ce n’est pas plus mal. On parcourt toute cette aventure avec un point de vue plus intimiste à notre personnage. L’histoire, l’évolution de notre héros, les différentes intrigues que l’on devra démêler sont narrés de manières convaincantes et captivantes. Le récit est bien ficelé. On s’immerge donc très facilement dans cette histoire.

En général, je ne suis que modérément enthousiasmé par les scénarios des Assassins’s Creed. Mais là, j’ai bien aimé. C’est carré, c’est efficace, intéressant à suivre et il y a une vraie fin (pas comme dans Valhalla, par exemple). Et en plus, c’est une vraie bonne fin, je ne m’y attendais pas.

Bagdad

Notre terrain de jeu est bien plus réduit que dans les derniers épisodes. Il se focalise essentiellement sur la ville de Bagdad et de ces environs proches. Cette ville a comme particularité d’être ronde.

J’estime que la reconstitution de cette ville emblématique est le gros point fort du jeu. On évolue dans une ville vivante. Les habitants sont nombreux et vaquent réellement à diverses occupations selon l’horaire. Cela crie, chante, discute de façon polie, ou non, etc. C’est toujours important de ressentir une « vie » dans un jeu et ici, cet aspect est particulièrement réussi.

Le studio est reconnu pour sa justesse historique et, là encore, ce Bagdad du 9ᵉ siècle est fort bien retranscrit.

On apprécie également un environnement très détaillé qui fourmille de détails. On ressent bien le soin méticuleux que l’équipe a pris à rendre cet environ riche, varié et crédible.

Pour finir, le level-design de cette ville constitue également une réussite. Il y a toujours des échappatoires. On peut pénétrer dans une zone gardée par divers endroits. Les éléments de parkours sont aussi judicieusement positionnés. Notre personnage ne réalise pas toujours exactement ce que l’on veut faire (ce qui est commun à la franchise). Mais sinon, c’est extrêmement plaisant de déambuler, de s’enfuir, d’escalader, de chercher comment pénétrer dans une habitation et de franchir tous les obstacles qui se dressent devant nous, car c’est très bien agencé.

Durée de vie

La durée de vie est bien plus courte que lors des derniers épisodes. Le terrain de jeu est plus limité et nos missions également.

L’aventure se focalise sur le développement de l’histoire de Basim. La mission principale constituera donc le plus gros de nos efforts. Il y a également quelques rares missions secondaires. Elles permettent d’en apprendre un peu plus sur la ville et sur ces habitants. Une autre nous permettra d’acquérir un ensemble épée, dague et armure. Pour celles-ci, le plus souvent, il faudra dénicher divers objets à récolter. Enfin, nous retrouvons des missions d’assassinats, sans intérêt narratifs ni pécuniaires.  

Le système de développement de l’histoire principale est assez intéressant. Ce n’est pas nouveau, mais on doit trouver des indices afin de progresser dans l’aventure. Il y a des indicateurs visuels de partout sur la carte. Ce n’est donc pas très compliqué, mais la narration et le développement de nos recherches débloqueront diverses intrigues au fur et à mesure.

Il m’aura fallu dix-neuf heures pour boucler l’histoire principale. J’ai réalisé également les missions secondaires. Et dès, que je croisais des coffres ou autres items à récolter, je m’y attelais. Il doit falloir quelques heures supplémentaires afin de réussir le 100 %.

Il n’y a pas de replay+, une fois l’histoire terminée la rejouabilité n’est donc pas folle.

Une direction artistique de qualité

Graphiquement, le jeu est une belle réussite. Je ne m’y suis pas décroché la mâchoire non plus. Mais c’est très satisfaisant visuellement.

On est surtout dans une grande ville donc globalement l’environnement est toujours un peu le même. Mais, les décors sont riches en détails et les habitations se renouvellent plutôt bien. Les bâtiments historiques sont également bien rendus. Il y a quelques jolis panoramas ici et là.

Les textures sont très fines et bien détaillées. Les personnages sont bien animés avec des gestes plus fluides que rigides. La modélisation des visages est par contre un peu datée dans les diverses expressions faciales. Mais ce n’est pas trop accablant.

Les divers effets de lumières sont bien gérés. On apprécie également la gestion des différents effets de fumée volumétrique qui s’activent avec l’utilisation de plusieurs de nos gadgets.

Au niveau sonore, les bruitages sont convaincants. On apprécie la variété des langages que l’on peut entendre dans cette ville cosmopolite. Le doublage en français est de qualité. Même si, je lui ai préféré celui en anglais. Enfin, la musique est une franche réussite. Il y a plusieurs morceaux enivrants qui collent parfaitement à l’univers dans lequel nous évoluons. Ce qui, évidement, permet de s’immerger encore plus dans l’aventure.

Techniquement, le jeu est au point. Je n’ai croisé qu’un petit bug durant tout mon périple. La finalisation est au rendez-vous. De plus, l’optimisation est là, car le jeu tourne régulièrement de manière fluide. Et cela, je pense, sur de nombreuses bécanes parce qu’on peut bien parfaire le rendu graphiquement via le biais de nombreuses options graphiques à modifier.   

C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe ?

Assassin Creed Mirage ne réinvente pas la roue. Il n’y a aucunes nouveautés au niveau du gameplay. Mais c’était annoncé par le studio donc, il n’y a pas de mauvaises surprises.

Si vous avez déjà joué à un ou plusieurs titres de la franchise, vous serez en terrain connu.

Les combats

L’accent a été mis un peu plus sur l’infiltration que sur le combat de masse. C’est très vrai au début du jeu. Par la suite, on va débloquer divers gadgets qui vont nous aider à vite faire couler le sang contre plusieurs adversaires en même temps.

À l’exception, de quelques boss, on ne va affronter que deux types d’adversaires. La bleusaille et un autre opposant un peu plus gros qu’il faudra frapper dans le dos pour lui faire des dégâts. Par contre, si on le surprend par un assassinat discret, on le tue instantanément.

Pour surprendre nos ennemis, on utilisera donc toujours les mêmes vieilles techniques : on lui saute dessus via un point plus élevé, ou on le surprend par en dessous s’il se trouve en hauteur. On peut se cacher dans des herbes hautes, le siffler pour l’attirer vers nous et le tuer. On peut aussi utiliser un de nos gadgets pour cela ou pour le déplacer de son point de garde. Ou alors, on se dirige près de lui discrètement pour l’occire. Enfin, vu que leur temps de réaction est lent, on peut aussi courir vite vers lui et le tuer même s’il regarde vers nous. Cela dépend toute fois de la distance à parcourir.

En combat rapproché, l’IA n’est également pas folichonne. On ne peut pas faire grand-chose de toute façon, à part esquiver ou parer et contrer. Ensuite, un coup lourd chargé ou bien une combinaison de trois coups plus rapides. Ce n’est pas fou et les techniques de combats au corps à corps sont donc très réduites. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus réussi.

On pourra améliorer notre équipement (épée, dague et armure) trois fois en possédant les éléments adéquats.        

Les gadgets sont plus amusants et vont vite nous permettre des affrontements plus aisés. Eux aussi, peuvent être améliorés et modifiés. On en possède six en comptant la torche. Le plus amusant est la sarbacane qui permet d’empoissonner ou d’endormir un adversaire. Mais surtout, on peut avoir un projectile qui va enrager un ennemi pour le faire combattre tout ce qui se trouve autour. C’est très pratique lorsqu’un individu possède une garde rapprochée et que l’on veut récupérer un objet sur lui. On retrouve aussi un piège explosif qui se déclenchera au contact. Mais le plus utile, en combat, reste notre petite bombe fumigène. On peut la balancer rapidement sur un groupe d’opposants, ils deviendront aveugles, un temps, et on pourra tous les tuer facilement en un coup.

L’exploration

Selon nos actions, on est vite recherché si on est détecté. Il y a trois niveaux d’alertes qui vont nous compliquer la vie. Car les gardes seront bien plus réactifs et la population également nous reconnaîtra et appellera la garde. Pour redevenir incognito, il faut trouver des affiches de recherches et les arracher. Cela fait baisser notre indice de notoriété d’un niveau. Afin, de redevenir complètement anonyme, on devra trouver et soudoyer un crieur de rue.

L’exploration est toujours de mise avec pleins de coffres et d’objets à trouver. Cela nous permet d’améliorer notre équipement ainsi que nos gadgets. C’est donc lucratif. Le vol à la tire revient aussi au-devant de la scène. Et c’est même ce qui nous enrichira le plus vite. On ne récoltera pas des éléments d’améliorations, mais de l’argent, des objets à revendre ainsi que des jetons spéciaux. Ces derniers nous permettent de soudoyer facilement de nombreuses personnes lors des missions. Mais aussi de convaincre des groupes de mercenaires pour qu’ils combattent avec nous ou des chanteurs afin qu’ils distraient les gardes et enfin aussi notre crieur de rue.

Tout ce gloubi-boulga reprenant les concepts et les fonctionnalités des anciens épisodes fonctionne plutôt bien. L’exploration est plaisante et lucrative, le parkour est réussi, l’infiltration est de mise (surtout au début) et on devient bien moins grosbill à la fin du jeu que d’habitude. Il n’y a que les combats au corps à corps qui ne nous offrent pas une palette d’affrontements variés et mémorables.

On l’a dit, Assassin Creed Mirage ne réinvente pas la roue. Si vous cherchez de la nouveauté, cela ne sera pas avec cet épisode. Mais Ubisoft avait été clair à ce sujet.

Pour les fans de la franchise, ce nouvel opus fait le job. L’histoire est intéressante et bien ficelée. Notre aire de jeu est plus restreinte, mais la reconstitution de Bagdad est une franche réussite.

Le titre est bien finalisé et bien optimisé pour un rendu graphique de qualité. Il dispose également d’une somptueuse bande-sonore.

J’ai pris plaisir avec cette aventure. C’est un one-shot d’une vingtaine d’heures. On n’y reviendra probablement pas une fois terminé, mais cela fait clairement le taf. On peut donc facilement le conseiller aux amateurs du genre. Encore plus lors d’une baisse de prix ;)

Pourquoi l’acheter ?
  • Bagdad la belle
  • Scénario intéressant
  • Visuellement réussi
  • Bande-son de qualité
  • Level-design au poil
  • Bien finalisé et optimisé
  • Exploration récompensée
  • Des mécaniques de gameplay bien huilées et assemblées
Pourquoi l’oublier ?
  • Pas de nouveauté au niveau du gameplay
  • IA aux fraises
  • Animations faciales en dedans
  • Combat au corps à corps peu passionnant
  • Durée de vie / Rejouabilité