Jeu vidéo / Arizona Sunshine 2

Date de sortie
Développeur
Vertigo Games
Moteur
-
Modes de jeu
Type de jeu
Doom-Like
Thème du jeu
First Person Shooter
Image de Arizona Sunshine 2

Test d’Arizona Sunshine 2

Arizona Sunshine 2 arrive presque sept ans après un premier opus qui avait su attendrir les amateurs du massacre de zombies en VR. C’est toujours développé et édité par Vertigo Games. On nous promet une suite qui « offre encore plus d’action de zombies gore ». Alors est-ce qu’Arizona Sunshine 2 tient ses promesses ? Et arrive-t-il à combler les amateurs du genre ? Ainsi que les joueurs plus néophytes ? Éléments d’explications et verdict ci-dessous.

 Arizona Sunshine 2

Le titre reprend exactement le même concept que son aîné. Il s’agit d’un FPS jouable uniquement en VR dans lequel on doit avancer dans des environnements cloisonnés en exterminant le plus de zombie possible.

Le jeu est sorti quasiment en même temps que l’arrivée de la technologie Steam Link de Valve. C’est comme l’Air Link d’Oculus, mais on utilise, du coup, un logiciel en moins. C’était sympa, car cela fonctionne vraiment bien. 

Il y a un scénario à cette histoire de zombie, mais comprenez bien que c’est juste un prétexte afin d’en trucider le plus possible.

On incarne, encore, le même personnage désabusé. Il est coutumier des blagues à l’humour noir, ce qui donne un ton plus léger à l’aventure. Le scénario reste plat, encore plus que l’électroencéphalogramme d’un zombie décervelé. Ce n’est donc pas palpitant. Il y a assez peu de rebondissements et tout est cousu de fil blanc.

On évolue dans un monde post-apocalyptique dans lequel, il ne reste presque plus que des zombies qui veulent nous bouffer. Bon retour en Arizona, région ensoleillée et zombifiée !

La bonne idée du studio est d’avoir incorporé Buddy, un chien qui va devenir notre meilleur compagnon. Cela casse la répétitivité du gameplay (tuer – tuer – tuer). Les séquences d’interactions sont très bien faites et l’on va se sentir moins seul.

La campagne comprend plusieurs chapitres. Elle est assez courte, 5-6 heures max. On peut y jouer seul ou en coopération à deux. C’est plus divertissant avec un ami, car on peut s’entraider bien sûr, mais aussi se lancer diverses choses dessus, se faire des blagues ou juste s’équiper de chapeaux (il y en a des tonnes) afin que notre partenaire en profite.

On rajoutera à cette campagne un mode Horde (Invasion) qui est jouable jusqu’à quatre joueurs en multijoueurs. Il y a plusieurs cartes de disponibles et l’on doit à chaque fois venir à bout de vagues de zombies de plus en plus difficiles. C’est bien fait et rigolo, ce qui peut augmenter la durée de vie du titre.

Pas mal de sang, mais trop de bugs

Graphiquement, c’est très correct pour de la VR.

Les environnements se renouvellent assez bien tout au long de l’aventure. Ce n’est pas une claque visuelle, mais cela fait le taf.

On apprécie la gestion des effets de lumières et des particules, comme la poussière, qui est vraiment saisissante. C’est un point fort du titre qui permet de nous émerveiller par moments, surtout dans certains intérieurs.

D’autres effets comme ceux des flammes ou des explosions sont eux très cheap. C’est réellement daté, cela casse un peu le truc.

Les textures (c’est de la VR) sont assez baveuses et pas très fines.

Les animations des personnages et essentiellement des zombies sont très rigides. Alors, c’est en net progrès par rapport au premier opus, mais cela reste insuffisant. Seules, les animations de Buddy sont bien réalisées.

Le gros intérêt du jeu est de massacrer du zombie. Sur ce point, nous ne sommes pas déçus. Et cela pardonne certaines errances. Arizona Sunshine 2 tache bien. Je regrette que cela ne soit pas encore au niveau d’un Killing Floor 2 (certes, il est en 2D pas en VR) mais le rendu est très satisfaisant. Il y a de grandes gerbes de sang. On peut démembrer, un peu, nos assaillants. Alors oui, j’aurais préféré encore plus (tripes et boyaux, cartilages et os et un système de démembrement poussé à la KF2) mais c’est déjà pas mal du tout. C’est amusant et relaxant (dois-je consulter ?).

L’ambiance sonore est correcte, mais sans plus. Les doublages, uniquement en anglais (le jeu est entièrement traduit avec des sous-titres) sont convaincants. Les bruitages sont moyens surtout au niveau des armes. Et la musique est inexistante ou presque.

Au niveau technique, là, on se fâche. Il y a d’innombrables bugs qui ternissent le ressenti général. Le plus important réside dans une gestion calamiteuse des collisions. En gros, tous les objets traversent tout et n’importe quoi. Les zombies s’encastrent de partout, notre Buddy aussi. On peut, nous aussi, resté coincé dans des portails ou autres, etc. Mazette que c’est pénible. Dès fois, on a du mal à rentrer un chargeur, ou des munitions disparaissent. J’ai eu quelques crashs aussi. Bref, cela manque de finalisation.

Un gameplay défoulant mais répétitif

Tout d’abord, on peut noter l’effort que le studio a apporté à notre confort de jeu. On peut quasiment tout bien choisir et paramétrer. C’est vraiment cool. On a le choix entre jouer assis, ou debout. De se déplacer normalement ou en téléportation, avec les sticks ou bien avec les mouvements du casque.

On a la possibilité, de bien régler la hauteur de vision, ainsi que la position de notre harnais, etc. De choisir la vitesse de rotation ainsi que les effets de Motion Sickness.

Au niveau du gameplay. C’est simple : on avance, on tue encore et encore et on termine le niveau. Il n’y a pas de réflexion ou de mini-puzzle à résoudre pour progresser. Certes, à de rares moments notre fidèle Buddy devra débloquer un truc, mais c’est tout.

Notre chien casse complètement la possible monotonie du truc. Il est super ! On peut jouer avec lui à la balle, il la ramènera toujours. Lui mettre des chapeaux sur la tête (le pauvre), le caresser, lui dire de s’asseoir ou de se coucher. Mais surtout, il peut attaquer et tuer des zombies, nous ramener des objets comme des munitions. Il permet aussi de stocker deux armes en plus. Si ce n’est pas un bon chienchien ça !

La difficulté est faible. On vous conseille de jouer directement en difficile pour un minimum de challenge. On trouve pléthore de munitions, il y en a vraiment partout. On n’en manquera jamais. Idem, pour les éléments qui permettent de crafter des bombes.

Ce n’est donc pas prise de tête. Et c’est un bon défouloir si vous aimez le genre.

Il y a pas mal d’armes comme des haches ou marteau pour le combat rapproché. Mais l’essentiel du jeu est d’accumuler les headshots avec des revolvers, des fusils de chasse, des fusils d’assaut, un lance-flammes, etc. L’arsenal est conséquent ce qui permet de varier les plaisirs.

C’est le cœur du jeu : tuer, trancher, et exploser du zombie. Et ma foi, Arizona Sunshine 2 fait bien le job.

Arizona Sunshine 2 ne devrait pas décevoir ses fans. Il s’agit d’un bon défouloir si vous aimez trucider du zombie.

L’histoire n’est pas folle, mais l’incorporation de notre fidèle compagnon à quatre pattes est une excellente idée qui est bien gérée.

Le jeu est répétitif dans le sens, ou on ne doit qu’avancer d’un point A à un point B en massacrant tout ce qui bouge. Mais, il y a pas mal d’armes différentes et le ressenti de notre massacre est bien rigolo.

Il y a pas mal de bugs (surtout de collisions) mais cela reste plaisant à parcourir surtout en coopération. Le mode Horde jusqu’à quatre est, lui aussi, bien défoulant. On vous le conseille donc, mais plutôt en promotion, car le prix est assez élevé.

Pourquoi l’acheter ?
  • Bon défouloir
  • Cela tâche bien !
  • Toutes les options pour configurer notre confort de jeu
  • Buddy
  • Un panel d'armes varié
  • Coop
  • Le mode Horde (Invasion)
Pourquoi l’oublier ?
  • Gestion des collisions lamentable
  • Une finalisation à parfaire
  • Difficulté basse
  • Scénario plat
  • Cela peut devenir répétitif