Jeu vidéo / Prince of Persia: The Lost Crown

Date de sortie
Éditeur
Ubisoft
Moteur
-
Mode de jeu
Type de jeu
Plates-formes
Thème du jeu
Aventure

Test de Prince of Persia: The Lost Crown

Prince of Persia: The Lost Crown revient, un peu plus de treize ans, après Les Sables oubliés. Cela ne nous rajeunit pas, mais on a bien aimé cet épisode en son temps. C’est toujours édité par Ubisoft. Et c’est le studio d’Ubisoft Montpellier qui a repris le flambeau au niveau du développement. On nous promet une nouvelle vision pour cette franchise légendaire avec « une narration captivante et des mécaniques de jeu passionnantes ». Est-ce que ces promesses sont tenues ? Et est-ce que ce nouvel opus réussi son pari de moderniser cette franchise ? Afin de plaire aux néophytes, mais également aux amateurs du genre ? Éléments d’explications et verdict ci-dessous.

Prince of Persia: The Lost Crown

Image de Prince of Persia: The Lost Crown

Inspiré par le genre Metroidvania, Prince of Persia: The Lost Crown permet aux joueurs d’explorer une vaste variété d’environnements inspirés par la mythologie perse. Notre personnage doit progresser dans divers biomes, acquérir de nouveaux pouvoirs et compétences afin de combattre divers ennemis variés ainsi que quelques Boss.

C’est donc bien un jeu de type Metroidvania. Car dans divers espaces, nous ne pourrons pas atteindre certaines zones tant que nous n’aurons pas trouvé/débloqué un pouvoir ou une compétence adéquate.

Cela a aussi un aspect Beat them all. Parce que notre héros doit très souvent combattre plusieurs ennemis à la fois. Là aussi, notre panel de coups s’accroît avec le temps. D’ailleurs, dans la première heure, on ne fait presque que cela. Cela m’a un peu perturbé. Car dans mes souvenirs, c’était surtout un jeu de plateforme dans lequel on avait la possibilité de remonter, un peu, dans le temps.

Mais pas de soucis, le titre mêle les genres et propose aussi de nombreuses séquences de plateformes. Ainsi, que quelques énigmes à résoudre. C’est très varié en fait.

La durée de vie est conséquente, car il vous faudra entre quinze et un peu plus de vingt heures avant de boucler votre aventure. Cela dépendra du niveau de difficulté, de votre habilité et de votre volonté, ou non, de compléter le titre à 100%.

On notera, que le studio nous laisse une grande liberté afin de régler divers aspects de la difficulté (à la volée). Ce qui est très appréciable et cela permet à tout un chacun de progresser à son rythme et selon ses envies.

Un univers pas fou

Dans cette toute nouvelle aventure, on incarne Sargon, un jeune guerrier aguerri, membre d’un groupe d’élite. Ce groupe est envoyé à la rescousse du Prince Ghassan, ils exploreront le Mont Qaf, un lieu autrefois merveilleux, désormais maudit et hostile. Sargon et ses frères d’armes découvriront bientôt que le temps lui-même est un ennemi perfide et que l’équilibre du monde doit être rétabli.

La mise en scène est assez dépouillée. Il y a beaucoup (trop à mon goût) de dialogues. Ils apparaissent par l’intermédiaire de bulles de dialogues et d’images en 2D de type artworks. C’est classique, mais cela ne casse pas trois pattes à un canard. Cela reste subjectif, mais je n’ai pas accroché au chara-design général lors de ces séquences. En plus, cela papote beaucoup et ces dialogues ne m’ont pas semblé très intéressants.

L’histoire n’est pas folle avec un scénario qui se laisse suivre, mais sans plus. Les différents protagonistes sont assez plats et le tout ne m’a guère inspiré.

Alors, je n’attendais pas grand-chose à ce niveau. Et ce n’est pas un élément très important, pour moi, dans ce style de jeu, mais j’ai quand même été déçu. Seule bonne nouvelle, on peut accélérer les dialogues si on en a envie.

Une direction artistique passable 

On évolue dans un monde avec des environnements en 2.5D. Visuellement, cela se renouvelle assez bien selon les biomes. Et on a bien l’impression de se retrouver dans la Perse mythologique.

Graphiquement, le rendu est passable, mais sans plus. C’est varié, mais ce n’est pas spécialement une claque visuelle.

Les textures manquent de finesse dans leurs détails. Les animations de notre personnage sont de bonne qualité lorsqu’il combat et virevolte dans les airs. En revanche, pour d’autres (ennemis, pnj, boss), c’est vraiment rigide.

Les effets visuels sont intéressants et dynamisent l’action lors de nos affrontements. Mais sinon, ils sont plutôt inexistants. J’aurais apprécié plus d’effets de particules, par exemple, en utilisant nos pouvoirs. Mais non, ya pas, ou pas grand-chose.

C’est dommage, car les effets d’éclairage ne suivent pas non plus. J’ai encore en mémoire de bons souvenirs avec les sables du temps en 2003 (pour l’époque, hein !). Là, bah, c’est très vite oubliable.

Ce n’est pas que c’est moche, mais j’attendais plus. Et ce n’est donc pas clairement un point fort du jeu.

D’un autre côté, cela fait quand même le job et c’est surtout très fluide. Cela tournera, donc, parfaitement sur de nombreuses bécanes. 

Au niveau sonore, les bruitages et les doublages (rares) sont cohérents. Mais, on retiendra davantage les musiques de très bonne qualité. Ils sont l’œuvre de Mentrix un compositeur d’origine iranienne. Ils mélangent, avec succès, instruments traditionnels et sons modernes afin de guider les joueurs d’un environnement à l’autre. Cela nous permet de nous immerger pleinement dans ce monde. On notera que Gareth Coker, compositeur maintes fois récompensé, apportera, lui, sa touche personnelle lors des combats de boss.

Un gameplay diversifié et très fun

Bon, le titre permet de jouer avec le temps, mais ce n’est pas du tout au centre du jeu comme dans d’autres opus. Le studio a voulu moderniser la chose ainsi que diversifier les différentes séquences.

La prise en main est très rapide. Notre personnage est virevoltant. Il progressera, tout au long de l’aventure, en acquérant divers pouvoirs, compétences et aptitudes. On peut sauter, effectuer un double saut et un dash.

Les combats sont un peu trop nombreux pour moi. Mais c’est vraiment dynamique et fun à faire. On peut effectuer de nombreux combos avec un bestiaire qui se renouvelle bien. On a la faculté de parer et de contrer, si on le réalise dans le bon timing. Le ressenti général est très bon. Je n’attendais absolument pas le titre sur ce terrain. Mais c’est fluide et plus technique, selon le niveau de difficulté, qu’il n’y parait. On bénéficie d’un bon panel de coups, d’actions et de combos différents. C’est (un peu trop) le bordel lorsqu’il y a beaucoup d’ennemis à l’écran. Mais ces phases sont plaisantes à faire.

On retrouve différents boss. Il faudra apprendre leurs patterns avant d’en venir à bout. C’est toujours un bon point pour la variété. Je n’ai pas trouvé cela rébarbatif à faire. Et ils sont assez diversifiés pour que l’on prenne plaisir à les affronter.

Le level-design est très intéressant pour le genre. C’est très bien conçu et la map est d’excellente qualité. Il y a diverses zones classiques qui se joignent et se rejoignent réellement bien. Et on retrouve également plusieurs phases avec plus de verticalité. Un très bon point.

Bon, moi, j’attendais surtout le titre sur ses phases de plateforme/exploration. Cette dernière est souvent récompensée avec divers objets à trouver et collectionner afin d’augmenter notre personnage. On retrouve fréquemment des indices dans le décor si l’on prend bien le temps de l’admirer. Certaines salles proposent des énigmes à résoudre. Et c’est généralement bien réalisé. Il faut un peu chercher et bien utiliser nos pouvoirs dans le but de poursuivre notre aventure.

La courbe de progression est très bien maîtrisée tout au long de notre périple. On a toujours la bonne sensation d’évoluer positivement et de faire progresser correctement notre personnage.

Enfin, j’imaginais un titre beaucoup plus focalisé sur la plateforme. C’est plus un mix en fait. Mais ces séquences sont agréables. À la fin, le niveau se corse et il faudra enchaîner avec l’utilisation de plusieurs pouvoirs différents rapidement. Ce n’est pas toujours au pixel prêt, mais il y a de la compétition pour y parvenir. On ne remontera le temps pas trop souvent, par rapport à d’autres opus de la franchise. Mais j’ai vraiment apprécié ces séquences.

 

Prince of Persia: The Lost Crown m’a un peu dérouté au début, car je m’imaginais un titre quasi exclusivement de plateforme avec la faculté de remonter le temps. Comme la plupart des autres jeux de la franchise en quelque sorte (enfin, dans ma mémoire lol)

 

Et ce n’est pas le cas, Prince of Persia: The Lost Crown mixe diverses séquences de bastons, de progression à la Metroidvania, d’exploration, de résolution d’énigmes et de plateformes. De plus, les pouvoirs et compétences que l’on va débloquer ne tournent pas exclusivement autour du temps.

 

Cela aurait pu devenir un gloubi-boulga indigeste, mais ce n’est pas le cas. Cela constitue même le point fort du jeu, car ces différentes séquences sont très bien maîtrisées et très plaisantes à jouer. Rien de révolutionnaire : c’est classique, mais bien maitrisé.

 

Au final, on regrette plus une histoire, des personnages et leurs dialogues bien plats. Ainsi qu’une qualité graphique juste correcte, qui n'est pas vraiment next-gen.

 

Malgré, un prix un peu élevé, Prince of Persia: The Lost Crown devrait plaire au plus grand nombre. C’est pourquoi, on peut vous le conseiller sans risques.

 

 

Pourquoi l’acheter ?
  • Prise en main
  • Action fluide et dynamique
  • Des combats satisfaisants
  • Exploration récompensée
  • Séquences de plateforme maitrisées
  • Bonne courbe de progression
  • Cela se renouvelle bien tout au long de l'aventure
  • Un mix réussi
  • Variété et combinaison des pouvoirs
  • Level-design de la map
  • Musiques
  • Durée de vie
Pourquoi l’oublier ?
  • Scénario et personnages plats
  • Quelques imprécisions de gameplay rageantes
  • Graphismes pas vraiment next-gen
  • On ne joue pas autant avec le temps que d'habitude