Test du clavier Razer Huntsman V3 Pro Tenkeyless 8KHz

Le Razer Huntsman V3 Pro Tenkeyless 8KHz est un clavier gaming compact et filaire équipé de switches optiques Gen-2 et de la fonctionnalité Snap Tap. Il poursuit l’évolution du Huntsman en y ajoutant un polling rate réel de 8 000 Hz. Le constructeur promet qu’il est « pensé et conçu pour les pros ». Proposé à 249,99 € (selon le coloris), il se positionne face aux références comme le SteelSeries Apex Pro TKL et le Logitech G Pro X TKL. Le Razer Huntsman V3 Pro Tenkeyless 8KHz parvient-il à tenir ses promesses ? Peut-il pleinement convaincre les gamers exigeants ? Et vaut-il vraiment le coup face à une concurrence féroce ? Éléments d’explication et verdict ci-dessous.

Déballage

Image de Test du clavier Razer Huntsman V3 Pro Tenkeyless 8KHz

Le Razer Huntsman V3 Pro Tenkeyless 8KHz arrive dans une boîte compacte et soignée avec un design épuré aux couleurs de la marque. En ouvrant, on découvre le clavier bien calé et protégé par un léger emballage plastique. Il est accompagné des éléments suivants :

– Un câble USB‑C tressé vers USB‑A de 1,8 mètre ultra-flexible et résistant.

– Un repose‑poignet magnétique en similicuir.

– Un guide d’installation rapide multilingue

– Une feuille en anglais qui fait office de guide séparé pour les fonctionnalités avancées

– Une planchette avec quatre petits stickers pour customiser (ou pas) son setup

Le câble est de bonne qualité avec une bonne taille que le boîtier PC soit sur ou sous le bureau. On bénéficie de suffisamment de marge pour brancher le clavier sans tension sur le câble. Ce n’est pas trop long non plus afin d’éviter l’encombrement inutile ou les câbles qui traînent. Son tressage en fibre textile noire permet une résistance accrue à l’usure, aux torsions et aux frottements.

C’est standard chez Razer, mais c’est premium ! On aura moins de nœuds et une meilleure maniabilité. Le manuel d’utilisation illustré est super stylé, mais c’est écrit en gris sur du noir avec une police illisible tellement elle est petite. Enfin, pour les gens de mon âge.

Le kit est donc sobre, sans switches de rechange ou autres. Et on ne trouve pas, non plus, de sac de transport. Pas de chichi superflu, juste l’essentiel pour plonger dans l’expérience gaming. C’est simple et efficace sans utilisation excessive de plastique pour l’emballage. Un bon point pour la planète.

Le carton est solide et c’est rangé intelligemment. Si vous achetez ce clavier sur le net et que le vendeur protège l’emballage original avec un autre carton, cela devrait arriver sans gros bobos.

L’unboxing donne tout de suite une bonne impression : le clavier, avec son châssis en aluminium brossé noir mat, dégage une élégance sobre, mais classe. Les touches sont en PBT texturé (un type de plastique très résistant, plus que le plastique ABS plus courant) et elles semblent prêtes à encaisser des sessions intenses.

Tout est pensé pour aller droit au but : déballer, connecter, jouer. L’ensemble respire la qualité, avec un packaging minimaliste qui met le produit en avant sans fioritures. Au final, on est donc satisfait du contenu et de sa qualité globale.

Présentation et spécification

Les données suivantes sont fournies par le constructeur :

Dominez la compétition grâce à notre clavier optique analogique ultra-rapide et ultra-réactif, pensé et conçu pour les pros. Bardé de technologies de pointe dont l’HyperPolling de 8 000 Hz, le Razer™ Snap Tap, le mode Déclenchement rapide et une activation ajustable, il offre des performances qui répondent aux exigences les plus élevées.

HYPERPOLLING RÉEL DE 8 000 HZ

Latence quasi nulle

Prenez l’avantage sur vos adversaires en une fraction de seconde grâce à un polling rate éclair, 8 fois plus rapide que la norme du secteur. Bénéficiez de la réponse la plus rapide et exécutez chaque action sans le moindre délai grâce à ce clavier gaming ultra-rapide.

SWITCHES OPTIQUES ANALOGIQUES RAZER™ DE 2E GÉNÉRATION

Déclenchement rapide/activation réglable

Précision et réactivité maximales grâce à nos switches de nouvelle génération : mode Déclenchement rapide pour des entrées répétées ultrarapides, plage d’activation réglable de 0,1 à 4,0 mm et durée de vie de 100 millions de frappes.

SENSATION DE FRAPPE OPTIMISÉE

Amortisseurs en mousse épaisse et switches lubrifiés

Lubrifié individuellement pour assurer une activation extra-fluide, chaque switch est placé dans une couche de mousse dense pour assurer une acoustique de frappe douce et amortie, pour une immersion totale.

TOUCHES TEXTURÉES PBT À DOUBLE INJECTION

Plus de résilience et de sensations

Conçues pour résister à l’usure due aux compétitions intenses, elles sont résistantes à la brillance et leurs légendes sont inaltérables, pour une durabilité supérieure à celle des touches ordinaires.

Précision et exactitude du point d’actionnement

Calibrés dès leur sortie d’usine selon les normes les plus strictes, les switches optiques analogiques Razer de 2ᵉ génération sont conçus avec une précision extrême pour offrir une gestion de la zone morte supérieure, environ 2,5 fois plus performante* que celle du concurrent le plus proche, atteignant une précision réelle de 0,1 mm.

ACTIVATION AJUSTABLE

Plage complète d’activations de 0,1 à 4,0 mm : personnalisez les switches pour qu’ils soient aussi sensibles que vous le souhaitez et obtenez le réglage qui convient le mieux à votre style de jeu.

FORCE D’ACTIVATION DE 40 G

Profitez d’une plus grande réactivité avec une force d’activation plus légère qui vous permet de jouer et de réagir plus rapidement que jamais. Du contre-strafe à la visée en passant par l’esquive, obtenez l’avantage d’une fraction de seconde dont vous avez besoin pour sortir vainqueur de chaque échange.

RÉGLAGES RAPIDES INTÉGRÉS

par l’intermédiaire d’indicateurs LED

Réglages précis à la volée de la hauteur d’activation ou de la sensibilité du déclenchement rapide à l’aide d’une matrice de LED intégrée. Enregistrez les réglages sur le clavier sans avoir besoin d’un logiciel.

FORMAT TENKEYLESS AVEC PLAQUE SUPÉRIEURE EN ALUMINIUM

Un encombrement réduit et plus grande durabilité

Gagnez de l’espace pour manœuvrer votre souris grâce à un design épuré qui supporte également les chocs. Le boîtier solide et résistant au gauchissement est équipé d’une plaque supérieure en aluminium brossé.

REPOSE-POIGNET MAGNÉTIQUE SOLIDE EN SIMILICUIR

Soutien Prolongé En jeu

Conçu pour se fixer facilement sur le clavier, le repose-poignet en similicuir offre un soutien ergonomique ferme à vos poignets, indispensable pour les longues périodes d’entraînement et de compétition.

Autres

Polling rate allant jusqu’à 8 000 Hz, Razer™ Snap Tap, Mode déclenchement rapide, Activation de 0,1 à 4,0 mm, Entrée analogique, Activation en deux étapes, Réglage rapide intégré pour l’activation et le déclenchement rapide, Compatible avec Razer™ Synapse, N-key Rollover avec Anti-ghosting, Boîtier supérieur en alliage d’aluminium 5052, Repose-poignet magnétique solide en similicuir, Touches entièrement programmables avec enregistrement de macros à la volée, Mode Gaming, Stockage hybride intégré jusqu’à 6 profils, Touches Multimédias, Touches PBT à double injection

Première prise en main

Le clavier est reconnu directement sous Windows (11 chez moi). Il n’y a donc rien à faire ni de drivers à installer. Il y a, par contre, un logiciel à télécharger afin de pouvoir le paramétrer à sa guise.

Une fois branché, un firmware update automatique via Synapse met à jour et optimise ce qui doit l’être. Et vous êtes prêt pour la bataille en moins de cinq minutes.

Dès la première saisie, ce clavier impressionne par son format compact et ses excellentes sensations. Mais il est bruyant avec des frappes très audibles. Le constructeur propose un fichier audio (ici) pour se faire une idée. Cela ressemble bien à ce que j’ai constaté.

Cela ne me gêne pas, en jeu, on n’y fait pas trop attention. Mais en bureautique, sans bruit, ils s’entendent bien. Cela pourra peut-être gêner une personne misophone dans la pièce.

Le Razer Huntsman V3 Pro 8KHz existe en deux formats : full-size et TKL (TenKeyLess). Ils partagent les mêmes technologies, mais leur taille et le nombre de touches changent selon l’usage. Le layout TKL est un format sans pavé numérique. Il existe en quatre coloris : noir (celui que j’ai), blanc (+10 Euros), Esports Green Edition (+ 20 Euros) et très dernièrement le NiKo Edition (+ 20 Euros). Si, j’ai bien compris, celui en taille normale (qu’ils appellent grande taille) est disponible qu’en noir au prix de 279,99 Euros.

Le châssis est étroit (seulement 14 cm de large et 36 cm de long). Les touches, avec leur course de 4 mm et un feedback linéaire ultra-lisse grâce au lubrifiant d’usine, glissent comme sur du velours. On ne ressent pas de grattement ni de résistance initiale, ce qui rend la frappe rapide et fluide. C’est idéal pour du gaming ! Tandis que pour de la bureautique, il faut prendre le coup, car c’est très sensible. Et si on effleure une autre touche, elle s’activera, occasionnant des fautes de frappes surtout si l’on baisse la course d’activation.

Comme tous les claviers, il y a une phase d’apprentissage, surtout si l’on change de format et de technologie de touches.

En effet, les claviers PC modernes se distinguent par leurs types de touches, chacun offrant une sensation, une réactivité et une durabilité différentes, adaptées à divers usages, du gaming au travail de bureau.

Les touches mécaniques reposent sur un interrupteur physique, un petit mécanisme avec un ressort qui enregistre l’appui quand on presse. La sensation est tactile, avec un clic net ou une résistance marquée selon le type de switch. Leur réactivité est excellente.

Ce clavier propose des touches optiques analogiques qui utilisent la lumière pour détecter les pressions. Au lieu d’un contact physique, un faisceau lumineux est interrompu quand la touche descend, ce qui envoie le signal. Cela rend les optiques incroyablement rapides, car il n’y a pas de délai mécanique et leur point d’actuation peut être ajusté à des niveaux ultra-bas.

Plus récemment, certains claviers intègrent des switches magnétiques analogiques, aussi appelés Hall Effect switches. C’est proche de l’optique même si leur technologie de base est différente. En effet, il n’y a plus de contact physique ni de faisceau lumineux : chaque touche contient un petit aimant, et un capteur mesure en temps réel la variation du champ magnétique. Cela permet une détection ultraprécise de la position de la touche, avec une activation entièrement réglable.

Cela peut être combiné avec des « profil bas », des touches plus fines, avec une course plus courte.

Enfin, les touches à membrane (moins high-tech/gaming) reposent sur des dômes en caoutchouc sous chaque touche. En appuyant, le dôme s’écrase pour établir un contact électrique.

Donc si vous passez, d’un clavier full-size mécanique à ce clavier TKL optique, par exemple, cela nécessitera un temps d’adaptation, mais rien de bien difficile à surmonter.

Le repose-poignet magnétique ajoute un confort ergonomique avec son rembourrage ferme. C’est peut-être un peu dur à la longue.

Pour ma part, je l’ai essayé à cause de mon professionnalisme aigu :D, mais en fait, je ne l’utilise pas. Car j’ai une mauvaise habitude (ou pas) qui réside dans le fait de poser le clavier sur mes genoux lorsque je joue et que j’écris longuement.

Le clavier est construit avec un floating key design, c’est-à-dire que les touches sont surélevées au-dessus du châssis. C’est très pratique à nettoyer. Je ne pense pas que vous mangiez comme des porcs au-dessus de celui-ci, mais si vous avez des animaux de compagnie comme des chiens ou des chats, leurs poils s’infiltrent partout. Un coup de soufflette ou d’aspirateur et c’est réglé. Alors que sur un clavier qui entoure les keycaps, c’est bien plus ennuyeux à entretenir, car il faut les retirer une à une pour bien le faire. J’ai dû m’y astreindre de nombreuses fois sur d’autres claviers, donc oui, c’est un gain de temps au nettoyage.

En jeu, avec mes grandes mains, je positionne la gauche en Claw Grip avec le pouce qui repose sur la face latérale de la touche espace et le petit doigt à côté de shift.

Je suis bien conscient que tout le monde ne joue pas avec le clavier sur les genoux, mais cette position est stable et relaxante même après de longues heures de jeu avec ce clavier.

En utilisation, c’est réactif à l’extrême : les inputs s’enregistrent sans délai perceptible. Tandis que l’éclairage RGB illumine les keycaps sans halo gênant.

Par contre, et c’est mon plus gros problème avec ce clavier, la totalité des caractères ne sont pas éclairés sur les touches (peu importe la couleur ou l’effet choisi). Seul le symbole supérieur est illuminé, les autres non. C’est très ennuyeux, les chiffres, par exemple, ne sont pas éclairés : déjà que c’est un clavier TKL…

Synapse 4

Synapse 4 constitue le logiciel de configuration officiel de Razer conçu pour gérer les périphériques gaming comme les casques, claviers et souris, et donc ce Razer Huntsman V3 Pro 8KHz. Il se télécharge sur le site officiel Razer. Il est actuellement en version 4.0.86

Il regroupe une suite logicielle qui transforme ce clavier en une machine personnalisable. L’interface est fluide sous Windows 11 et elle s’ouvre sur une plateforme visuelle centralisée claire.

On peut gérer les profils (jusqu’à six stockés onboard pour switcher sans software), l’hypershift (une sous-couche de boutons supplémentaire), les macros simples et complexes (enregistrer des combos ou séquences multitouches avec delays précis) et l’éclairage RGB via Chroma Studio.

Il s’agit d’un outil puissant pour créer des effets personnalisés, comme des vagues réactives aux touches ou des intégrations avec des jeux qui font clignoter le clavier en synchro avec les événements in-game. Cela ressemble beaucoup dans les fonctions et au niveau de l’éclairage à ce que propose Logitech avec sa gamme G.

On a la possibilité de le synchroniser avec tous les périphériques Razer Chroma-enabled. Ce qui permet d’obtenir un effet lumineux uniforme sur l’ensemble du setup, avec des transitions fluides et des animations coordonnées.

Via ce logiciel, on peut également ajuster l’actuation par touche (de 0,1 mm pour des taps ultra-rapides à 4 mm pour plus de contrôle), la fonction analogique (pour émuler un joystick à mouvement directionnel), régler le polling rate (fréquence à laquelle une souris envoie des informations de position et d’état (clics) à l’ordinateur, mesurée en Hertz), activer le Rapid Trigger pour des resets immédiats, ou configurer le Snap Tap pour prioriser les inputs opposés sans conflit (ex : Q et D pour strafer instantanément).

Ce logiciel est plutôt clair. Il crashe, dès fois, mais cela reste rare. Il m’arrive plus souvent que le clavier ne réponde plus, surtout lorsque je vais régler des trucs dessus. La seule solution que j’ai trouvée, c’est de le débrancher manuellement et de le rebrancher. Je ne comprends pas pourquoi cela fait cela. Le clavier reste éclairé avec le profil sélectionné, mais il ne réagit plus.

Ce n’est pas trop grave, mais cela arrive donc de temps en temps. Le logiciel consomme un peu de ressources également, rien de bien méchant avec un PC gamer, mais ce n’est pas super léger.

Les fonctions de macros et l’hypershift permettent de vraiment bien personnaliser son clavier. C’est très utile et performant. Cela fait des années que j’utilise des programmes similaires. Cela m’a paru assez clair et accessible à utiliser.

Je préfère quand même rester sur le logiciel payant reWASD pour les macros. C’est plus simple et intuitif avec la fonction bascule notamment qui permet de basculer et de revenir à la configuration par défaut du clavier rapidement. Ce n’est pas très clair, je sais, si vous ne connaissez pas le logiciel.

Mais par exemple, dans Kingdom Come Delivrance II (Oblivion Skyrim, Stalker, etc.), j’ai mappé la touche Z pour marcher et courir constamment. Je clique une fois dessus et mon personnage marche tout seul, c’est plus que pratique lorsqu’il est surchargé et va à deux à l’heure. Pour revenir normalement, j’appuie à nouveau sur Z encore une fois.

Ce procédé basique est beaucoup plus complexe sur Synapse où il faudra créer deux macros distinctes (et non juste cliquer sur cette option). J’ai galéré juste pour trouver cela. Mais de nombreux utilisateurs proposent cette technique sur le net. Il y a vraiment plus simple…

Bref, on peut créer divers types de macros pour automatiser des séquences d’actions (rechargement + changement d’arme dans les FPS, construction rapide dans Fortnite (mur + escalier + sol), sniper hold breath + tir dans les jeux de tir tactiques, sorts enchaînés dans les MOBA comme League of Legends, etc.).

Cela inclut des macros simples comme répéter une touche unique pour spammer un sort dans un MMO par exemple, des combos complexes de plusieurs touches pour exécuter des mouvements rapides en FPS ou en MOBA, ou encore des enregistrements personnalisés avec des clics de souris et des délais ajustables pour des tâches productives comme ouvrir des applications.

Le logiciel permet d’enregistrer des keystrokes, d’éditer les timings et d’assigner ces macros à n’importe quelle touche ou bouton compatible, rendant l’automatisation fluide et adaptable.

À l’usage

J’ai joué pendant quatre semaines à divers jeux avec ce clavier en main. Essentiellement, des FPS, des jeux d’action/aventure et des RPG. Pour les jeux de courses, de baston, de sport, le flipper, les plateformes et les titres en 2.5D, j’utilise généralement une manette.

J’ai passé de nombreuses heures sous Rocket League, ouais, je suis un des rares qui y joue au clavier/souris. Mais c’est aussi le titre qui m’occupe le plus. J’ai lancé ou relancé pour l’occasion : Killing Floor 3, Dying Light: The Beast, GTA V Online, Diablo IV, Kingdom Come Delivrance II, Warhammer 40.000 Darktide, Doom the Dark Ages, Oblivion Remastered, Helldivers 2, Horizon Forbidden West, Jotunnslayer hordes of hel, Assassin’s Creed Shadows.

Ce n’est pas exhaustif, mais c’est le genre de titres qui sont installés sur ma bécane et auxquels je joue au clavier/souris.

J’ai particulièrement fait les tests du moment avec Diablo II: Resurrected – Infernal Edition, DeadCore Redux et l’extension D’entre les Cendres pour Avatar Frontiers of Pandora.

Et pour les fonctions spéciales de ce clavier : Apex Legends, Battlefield 6, Overwatch. Et mes amours éternels : Quake Live, Unreal Tournament 2004 et Team Fortress II.

Je n’ai rencontré aucun souci et je n’ai que des bonnes choses à dire. En jeu, ce Razer Huntsman V3 Pro 8KHz brille comme un phare dans la nuit compétitive grâce à sa réactivité exceptionnelle.

L’actuation ajustable permet, par exemple, de tuner les switches pour des changements de directions instantanés et millimétrés (0,1 mm pour du burst rapide) ou du contrôle fin en exploration (2 mm pour éviter les faux positifs).

En effet, on peut choisir à quel moment une touche s’active lorsqu’on appuie dessus. Avec un réglage de 0,1 mm, la touche réagit très vite dès qu’on l’effleure. Et si on peut changer de direction très rapidement grâce à une touche ultra-réactive, on devient plus difficile à viser. Ce qui peut nous permettre d’avoir légèrement plus de temps pour aligner le viseur plus précisément et placer un headshot.

Dans mon exemple, je strafe à gauche, mon adversaire ajuste son viseur, je strafe à droite instantanément grâce à une touche ultra-sensible, on espère qu’il me rate et moi, je l’aligne. C’est plus conseillé pour du duel. En instagib, sur UT ou Quake c’est rigolo. Si j’avais eu cela étant jeune, haha.

Tandis qu’avec 2mm, il faut une distance d’activation plus profonde pour que la touche s’active. C’est mieux pour éviter les erreurs lorsque l’on explore ou qu’on se déplace plus tranquillement. Cela évite que la touche réagisse juste parce qu’on l’a frôlée ou effleurée.

On peut se faire un profil selon le jeu pour les duels, les esquives, les strafe ultra-rapides à 0,1 mm et à 2mm pour ne pas déclencher des actions par erreur. On peut créer une touche pour switcher rapidement, ou bien assigner des profondeurs différentes selon les touches avec ZQSD à 0,1 mm pour le mouvement rapide, E/F à 2 mm pour les interactions (ouvrir une porte, looter) et 1/2/3 à 1,5 mm pour changer d’arme sans erreur.

Les possibilités sont nombreuses et cela se configure facilement. Il y a un coup à prendre, mais les avantages sont très importants grâce à cette réactivité incroyable et personnalisable.

Je n’ai pas croisé de zéro ghosting et le polling est stable et peut donc monter jusqu’à 8000 Hz grâce à la technologie HyperPolling.

Cela constitue la grosse nouveauté de cette édition par rapport au Razer Huntsman V3 Pro. Même si le constructeur précise qu’il « intègre également des switches lubrifiés et une mousse d’amortissement épaisse pour une sensation de frappe optimisée et une acoustique améliorée ».

Cette fonctionnalité fait sens, pour un clavier qui vise la réactivité absolue. Cela aurait même dû être intégré de base selon moi.

La latence théorique entre 1 000 Hz (une mise à jour toutes les 1 ms) et 8 000 Hz (une mise à jour toutes les 0,125 ms) signifie que le clavier envoie des informations 8 fois plus souvent, réduisant ainsi le délai maximal entre deux signaux.

En pratique, pour la majorité des joueurs, la différence entre 1 ms et 0,125 ms n’est pas perceptible, car d’autres facteurs (scan rate du clavier, debounce, système d’exploitation, moteur du jeu) introduisent des délais plus importants.

Si vous faîtes beaucoup de jeux compétitifs récents avec des configurations haut de gamme (écran 240 Hz+, CPU puissant, optimisation système), vous pourrez mesurer un avantage, surtout dans des jeux extrêmement réactifs.

Pour des jeux plus anciens que j’ai cités (ou d’autres), le clavier reste utilisable, mais le polling rate sera probablement ramené à 1 000 Hz ou moins par le jeu lui-même de toute façon.

Je pense que le 8 000 Hz est un avantage de niche, utile uniquement dans des configurations haut de gamme parfaitement équilibrées. Pour un usage classique ou casual, il n’y a aucun gain mesurable.

Mais le constructeur a bien précisé que c’est « pensé et conçu pour les pros » qui, eux, gagneront quelques millisecondes précieuses.

En bureautique, le clavier est agréable, mais pas exceptionnel. Car il est pensé davantage pour le gaming en ligne. Et il constitue un atout massif pour les compétitifs, avec des features qui surpassent les claviers standard.

Les fonctionnalités en plus

On l’a vu, pour les FPS multi, c’est là que ce clavier brille le plus. La course courte des touches (jusqu’à 0,1 mm) minimise les délais, permettant des inputs instantanés qui font la différence dans des jeux comme Counter-Strike 2 ou Valorant, où chaque milliseconde compte pour viser, strafer ou ajuster sa position.

Mais, on peut aller encore plus loin avec la fonction Snap Tap de ce Razer Huntsman V3 Pro 8KHz. Il s’agit d’une fonctionnalité matérielle qui priorise la dernière touche pressée entre deux opposées (comme A et D pour les mouvements latéraux). Cela facilite les changements de direction rapides dans les jeux FPS sans lever les doigts.

C’est perçu comme un « cheat mécanique » car c’est une aide au contre-strafe. Certains jeux considèrent cela comme une automatisation d’input unfair, menant à des interdictions. C’est le cas de Counter-Strike 2. Si on l’active en jeu, on se fera kicker.

Une fois que l’on est habitué à cette fonctionnalité, c’est difficile de revenir en arrière car on gagne en vitesse d’exécution, c’est certain !

On peut facilement spammer des strafes sans latence avec cette priorisation automatique des inputs directionnels qui accentue notre mobilité et la rend plus fluide.

Si ce n’est pas clair, concrètement, cette fonction priorise automatiquement la dernière touche pressée entre deux directions opposées, comme A (gauche) et D (droite), sans que l’on ait besoin de relâcher la première. Donc, au lieu de stopper net si on appuie sur les deux touches en même temps, le clavier fluidifie le mouvement en ignorant l’entrée précédente. On aura de meilleurs scores au niveau des K/D, une fois cette technique bien maîtrisée.

Excellent en duel en ligne, cela peut être utile dans un jeu comme Doom The Dark Age en solo, car on strafe constamment en combat. Je l’utilise aussi sur Rocket League en mode Snowday parce qu’on peut être amené à changer rapidement de direction.

Sinon, pour les jeux solos calmes contre des IA généralement aux fraises, cela ne changera pas grand-chose. Parce que c’est surtout pensé pour le FPS multi en ligne.

Passons au Rapid Trigger qui constitue le cœur de la réactivité de ce clavier. On l’a vu plus haut, contrairement aux switches mécaniques traditionnels qui exigent un point de reset fixe, ici les touches se réinitialisent instantanément dès qu’elles remontent d’au moins 0,1 mm.

Cela permet de spammer une touche à une vitesse folle, sans attendre qu’elle revienne complètement en position haute. Très utile pour les sauts ou les actions répétées avec des gains de millisecondes cruciaux en esports. Les bunny hopping sont fous, mais attention les touches deviennent très sensibles.

Cela devient technique, mais l’actuation ajustable permet de choisir précisément à quelle profondeur une touche s’active. Le Rapid Trigger, lui, ignore le point fixe. Il déclenche l’action dès que la touche descend et la réinitialise dès qu’elle remonte, sans attendre un seuil défini. C’est automatique et ultra-réactif. Mais on peut aussi modifier la sensibilité du Rapid Trigger, c’est-à-dire la distance minimale de mouvement nécessaire pour que la touche s’active ou se réinitialise.

Le Continuous Rapid Trigger est en fait une extension logique du Rapid Trigger. Il est souvent décrit comme un mode continu qui maintient cette réinitialisation ultra-rapide sur des appuis prolongés ou en chaîne.

Le déclenchement se fait là, en continu pendant la pression. Et la réinitialisation à chaque micromouvement et non lorsque la touche remonte.

Cela permet des mouvements ininterrompus, comme dans un enchaînement de strafes ou de dodges, en évitant tout délai entre les activations. La sensation est ultra-fluide et dynamique. Excellent sur les Unreal Tournament, même si plus grand monde y joue encore.

Énorme en duo avec le Snap Tap pour les FPS compétitifs. Un peu cheaté aussi pour les MMO ou les RPG. Là encore, il faut un temps d’adaptation pour ne pas déclencher une touche par inadvertance.

En conclusion, ces trois fonctions sont idéales pour les FPS compétitifs et l’impact est tangible. Cela réduit les erreurs de timing, rendant les strafes et les dodges plus fluides et précis. Les headshots sont un peu plus faciles grâce à des arrêts nets sans inertie, ou des kills en chaîne via des inputs ultra-rapides. On parle de millisecondes qui peuvent faire la différence en ranked ou en tournoi. C’est donc moins utile pour un joueur occasionnel et le jeu solo, même si cela peut simplifier et fluidifier certaines techniques.

Enfin, il y a une dernière fonctionnalité qui permet d’émuler le stick analogique sur ZQSD. Grâce aux switches optiques, l’actuation est progressive (de 0,1 à 4 mm), simulant un joystick : une pression légère pour un mouvement lent, une forte pour une accélération maximale. C’est intéressant pour les jeux avec lesquels l’on dose sa vitesse de marche ou son accélération, comme les simulations de course ou les titres avec véhicules.

Là aussi, il y a un coup à prendre, surtout si on vient d’un clavier plus classique. Et on peut dire que c’est un peu moins précis qu’un vrai contrôleur. Mais cela a le mérite d’exister. J’ai essayé spécifiquement avec Forza Horizon 5 et The Crew Motorfest. Cela fonctionne bien, on peut mieux gérer les démarrages, l’accélération, et donc aussi notre puissance dans les courbes. C’est un plus pour les jeux de courses et j’aurais apprécié d’avoir cela lorsque je jouais encore au clavier à ce type de jeu.

J’ai essayé aussi avec Pinball FX (forcément), je savais que cela ne marcherait pas, mais je voulais en être sûr. En effet, j’aurais beaucoup aimé pouvoir faire un petit tir et un tir plus puissant, en enfonçant différemment la touche, un peu comme pour doser l’accélération. Mais, le titre ne le permet pas, c’est binaire : soit on appuie et le tir se déclenche, soit le jeu pense que l’on n’appuie pas. On ne peut pas doser la puissance, car cela n’est pas géré par le titre. C’est le même principe pour tous les jeux. S’ils ne le gèrent pas de base, cela ne marchera pas. Si j’avais pu le faire, je serais sûrement revenu au clavier pour le pinball.


Le Razer Huntsman V3 Pro 8KHz constitue une légère amélioration de l’excellent Razer Huntsman V3 Pro. Tout est dans le nom, et il permet maintenant d’atteindre un polling rate de 8000 Hz. 

Cela a du sens pour un public visé de pros. En effet, il s’agit d’un clavier d'élite pour les gamers grâce à sa réactivité optique, ses tweaks innovants comme Snap Tap et Rapid Trigger et désormais son polling rate jusqu’à 8KHz.

À l'usage quotidien, il excelle en esports et dans les jeux multijoueurs à l’action rapide. C’est un plus indéniable pour les FPS, mais aussi les MOBA et autres titres qui nécessitent une grande réactivité.

Le prix est élevé, donc il faut bien savoir si on a besoin de telle ou telle fonctionnalité au quotidien. Pour le jeu solo, cela peut être un petit plus selon les titres, mais cela ne nous apparaît pas du tout comme indispensable. En multi, par contre, ce gain de temps peut faire la différence : c’est indéniable ! Vous ne pourrez plus râler et imputer la faute au matos.

La courbe d’apprentissage est bien présente. Et il faudra un temps d’adaptation certain avant de bien prendre en main et surtout de maîtriser et de dompter toutes les fonctionnalités que le Razer Huntsman V3 Pro 8KHz Tenkeyless propose.

Donc, si vous êtes un joueur PC acharné et bien équipé qui passe son temps sur des jeux en ligne, on ne peut que chaudement vous le conseiller. Pour les autres, ce clavier est super, mais c’est quand même très Overkill.

Points positifs
  • Touches en PBT
  • Switches optiques analog Gen-2 lubrifiés
  • Châssis en aluminium brossé
  • Réactivité exceptionnelle avec actuation ajustable
  • Personnalisation profonde via Synapse
  • Polling rate jusqu'à 8Khz
  • Les fonctionnalités Snap Tap, Rapid Trigger, Continuous Rapid Trigger et options Analogiques
  • Vraiment pensé et conçu pour les pros

 

Points négatifs
  • Prix élevé
  • L'éclairage n'allume pas tous les caractères de la touche
  • Overkill pour de nombreux joueurs