Test de la manette Razer Raiju V3 Pro
La Razer Raiju V3 Pro est une manette gaming haut de gamme conçue pour PS5 et PC. Ce modèle de dernière génération intègre des technologies avancées pensées pour répondre aux exigences des environnements de jeu intensifs. Il propose notamment quatre boutons arrière amovibles et deux gâchettes additionnelles. Et enfin (alléluia), ils sont remappables complètement via le logiciel du constructeur. On peut donc les configurer comme des touches indépendantes et autonomes ! Ce ne sont plus de simples copies d’autres touches de la manette (si on le souhaite). Le constructeur promet que cette Razer Raiju V3 Pro « repousse les limites de la réactivité, de la personnalisation et du confort pour les joueurs les plus pointus ». Proposée à 209,99 €, elle se positionne face à des références comme la DualSense Edge et la Xbox Elite Series 2. Mais parvient-elle à tenir ses promesses ? Peut-elle pleinement convaincre les gamers exigeants ? Et vaut-elle vraiment le coup face à une concurrence féroce ? Éléments d’explication et verdict ci-dessous.
Déballage
L’emballage du Raiju V3 Pro est soigné. Il n’est pas spécialement fidèle à l’identité visuelle de Razer car le design est blanc et bleu et non noir et vert.
À l’ouverture, tout est bien rangé dans des compartiments moulés, sans excès de plastique, juste ce qu’il faut pour protéger sans gaspiller.
La boîte est compacte, avec le contrôleur rangé dans un étui de transport noir avec le logo du fabricant. C’est bien calé dans une coque en mousse rigide qui protège efficacement contre les chocs.
Donc, si vous achetez cette manette sur le net et que le vendeur protège l’emballage original avec un autre carton, cela devrait arriver sans gros bobos.
Cet étui fait office de protection et de transport de la manette. Il est plutôt joli et agréable au toucher. Il dispose d’une coque rigide. Je n’ai pas fait le test, mais je pense qu’il est à même d’encaisser les chocs et de bien protéger la manette en cas de chute.
Il peut accueillir les deux capuchons de joysticks de remplacement, le câble, le dongle sans fil et le petit tournevis pour enlever les palettes. Notons qu’il n’y a pas de petite ouverture afin de faire passer, éventuellement, un fil dans le but de recharger directement la manette enfermée.
À l’intérieur de la boîte, on trouve le gamepad ainsi que :
- un dongle USB-A pour la connexion sans fil HyperSpeed
- un câble USB Type A vers USB Type C de 2 mètres pour une utilisation filaire et la recharge
- un petit « tournevis » pour enlever (ou remettre) les palettes
- deux « sticks » supplémentaires pour les sticks analogiques (un concave long, un court)
- Un manuel multilangue d’utilisation. C’est tellement écrit petit qu’il est illisible pour moi ^^
- Une planchette avec quatre petits stickers verts pour customiser (ou pas) son setup

Le kit est assez fourni. On apprécie l’étui de transport et la bonne longueur du fil. Celui-ci n’est pas tressé et me semble moins « premium » que d’habitude même s’il fait bien le job. Il n’y a pas de palettes de différentes longueurs comme ce que propose l’Xbox Elite Series 2.
Et il n’y a pas non plus de station de recharge et de petits capuchons en silicone pour changer la sensation de grip comme ce que fournit la Stealth Ultra de Turtle Beach. Pour pas vous embrouiller, ce que le constructeur appelle capuchon, je vais garder leur terminologie, mais je qualifierai cela plutôt de stick interchangeable.
C’est simple et efficace sans utilisation excessive de plastique pour l’emballage. Un bon point pour la planète.
L’impression générale est premium, avec un sentiment de solidité dès la sortie de boîte. La finition de la manette respire la qualité : coque en plastique texturé antidérapant qui évite les traces de doigts, grips caoutchoutés pour une tenue ferme même en sessions intenses et un poids plume de 258 grammes qui la rend très légère.
Esthétiquement, elle reprend le layout symétrique de la manette DualSense PS5. En effet, la disposition des sticks analogiques est symétrique (alignés en bas), contrairement au style Xbox qui lui est asymétrique. On reconnaît également la silhouette arrondie et compacte, les boutons frontaux (leur placement et leur taille) et le grand (et inutile sur PC) pavé tactile. Le D-Pad se situe aussi au-dessus du stick gauche, mais il propose une croix unifiée et pas quatre boutons séparés.
La finition est soignée avec une bonne impression de solidité. Donc globalement, l’unboxing donne envie de la brancher tout de suite.
Présentation, caractéristiques et spécificités officielles :
Les données suivantes sont fournies par le constructeur
Présentation officielle :
POUR LES PROS
Repoussez vos limites avec une manette sans fil d’élite pour PS5™, conçue en collaboration avec les meilleurs joueurs esport. Elle a été pensée pour répondre à leurs exigences et offrir des performances de premier ordre grâce à une disposition symétrique des sticks. Visez la victoire avec ce périphérique sous licence officielle PlayStation™, compatible PC.
4 BOUTONS ARRIÈRE DE CLIC DE SOURIS AMOVIBLES ET 2 BOUTONS-POUSSOIRS POUR LES PRISES EN MAIN EN GRIFFE
6 boutons reconfigurables pour les surpasser tous
Profitez de la même activation ultra-réactive que celle de nos meilleures souris gaming grâce aux 4 boutons amovibles intégrés aux poignées ergonomiques et caoutchoutées, ainsi qu’aux 2 boutons-poussoirs de prise en main en griffe pour un contrôle accru sur cette manette gaming PS5.
STICKS TMR SYMÉTRIQUES AVEC CAPUCHONS INTERCHANGEABLES
Conçus pour une précision au pixel près
Réglée pour une précision extrême, cette manette offre un contrôle en jeu ultra-précis. Dominez avec une visée d’une netteté absolue grâce aux sticks TMR magnétiques anti-dérive, optimisés pour une précision de pointe.
RAZER PRO HYPERTRIGGERS
Réponse instantanée avec des gâchettes de clics de souris ultrarapides
Dominez la compétition grâce à notre manette PS5 pro : clics ultra-réactifs pour des actions rapides, ou maîtrise totale des entrées analogiques pour de longs mouvements précis. Réglez chaque gâchette d’un simple geste.
BOUTONS D’ACTION ET CROIX DIRECTIONNELLE FLOTTANTE À 8 DIRECTIONS MÉCA-TACTILES EN PBT RAZER
Activation ultrarapide et retour tactile
Alliez la rapidité des microswitches au confort d’une membrane en caoutchouc et profitez de boutons réactifs et cliquables, agréables au toucher et conçus pour résister à une utilisation intense.
RAZER HYPERSPEED WIRELESS
Performances de niveau esport, sans décalage
Grâce à une connexion 2,4 GHz à très faible latence, vous bénéficiez de performances rapides et fiables sur une manette PS5 sans fil qui répond aux exigences des jeux compétitifs les plus intenses sur PlayStation 5.
PERSONNALISATION DE NIVEAU PROFESSIONNEL
via l’application mobile Razer et Synapse 4
Réglez la sensibilité de votre stick, enregistrez jusqu’à quatre profils intégrés, remappez les six boutons programmables et bien plus encore. Calibrez n’importe quel paramètre à partir de votre téléphone ou de votre PC.
BOÎTIER DE TRANSPORT ET CÂBLE DE 2 M
Protection et commodité pour les tournois
Soyez toujours prêt pour la compétition avec un boîtier de transport conçu pour ranger votre manette et ses accessoires, incluant 2 embouts de sticks interchangeables, un câble de 2 m et un kit d’outils pour retirer les boutons arrière.
Caractéristiques :
Connectivité
Razer HyperSpeed Wireless via le dongle inclus
Connexion filaire via un câble USB Type A vers USB Type C
Configuration système requise
PlayStation 5 ou PC (Windows® 11 64 bits ou version ultérieure)
Connexion Internet pour l’installation de l’application
Éclairage Razer Chroma
Non
BOUTONS D’ACTION MÉCANIQUES
Boutons d’action PBT méca-tactiles Razer
BOUTONS MULTIFONCTIONS
Non
Quick Control Panel
Non
CROIX DIRECTIONNELLE INTERCHANGEABLE
Non
JOYSTICKS INTERCHANGEABLES
Sticks analogiques TMR
BUTÉES DE GÂCHETTES
2 gâchettes analogiques à effet Hall avec arrêts de gâchette de clics de souris
ENTRÉE MICROPHONE
Oui
SORTIE AUDIO
Oui
Autonomie de la batterie
Jusqu’à 36 heures
ÉTUI DE TRANSPORT
Boîtier de transport pour la manette et les accessoires
Dimensions (approximatives) : Longueur : 168,8 mm, Largeur : 113,4 mm, Hauteur : 65,1 mm. Poids approximatif 258 g.
Premier pas

Sur Windows (11 pour moi), la manette est reconnue instantanément via le câble USB-C ou le dongle HyperSpeed branché sur un port USB-A.
Il n’y a donc rien à faire ni de drivers à installer. Il y a par contre une application à télécharger, afin de pouvoir la paramétrer à sa guise. Ce qui est quand même plus que conseillé.
Windows détecte le contrôleur comme un périphérique standard et les jeux fonctionnent sans configuration préalable. Pas de dongle séparé à updater manuellement, tout passe par Synapse.
Je n’ai pas de consoles, j’ai donc testé cette manette uniquement sur PC.
Pour la connexion, on a le choix entre le sans-fil HyperSpeed 2,4 GHz via dongle pour une latence minimale. Ou le filaire USB-C pour un polling rate plus élevé. Il n’y a pas d’option Bluetooth classique pour le jeu, ce qui limite la polyvalence par rapport à des concurrents comme le DualSense Edge. Même s’il est, de toute façon, fortement recommandé de jouer en 2,4 GHz si on a le choix.
La batterie interne est affichée à 36 heures de charge en mode PS5 ou PC wireless. Et c’est ce que j’ai pu constater en pratique. Une charge complète via USB-C prend environ 3 à 4 heures. Et elle continue de fonctionner en filaire pendant la recharge.
Le polling rate va jusqu’à 2000 Hz en filaire et 250 ou 500 (au choix) via le dongle. Si vous choisissez 500, la batterie tient quelques heures de moins : 30 à 32 heures.
Cette manette est affichée au prix de 209,99 euros avec une version blanche ou noire ainsi qu’une Esports Green pour 10 euros de plus.
Prise en main

La Raiju V3 Pro est très confortable pour mes grandes mains. Elle est assez légère, mais la sensation est très agréable. Cela ne glisse pas et il n’y a pas de bruits bizarres durant les manipulations.
Les composants inspirent confiance dès le départ. Le châssis, en plastique texturé, est solide, sans flexibilité. La largeur est bien équilibrée : elle offre une tenue détendue pour les paumes lors des longues sessions, mais peut sembler un peu généreuse pour les joueurs aux mains plus petites. Pour ma part, c’est idéal et confortable. Le ressenti dépendra donc surtout de la morphologie de vos mains.
La prise en main est confortable pour des sessions prolongées grâce à ces poignées ergonomiques en forme de L. Avec une autre manette, en jouant longtemps au Pinball numérique, j’avais des gênes via les Triggers. Là, aucun souci, c’est extrêmement confortable et réactif.
On peut facilement dire que la Raiju V3 Pro incarne le savoir‑faire de Razer en intégrant l’ensemble de ses meilleures technologies actuelles.
On y retrouve des boutons mécaniques tactiles pour un clic net, audible et rapide. Cela donne une sensation de précision immédiate. Contrairement aux membranes souples des manettes classiques, ces interrupteurs réagissent instantanément et transmettent une impression de fermeté et de fiabilité.
En jeu, le résultat est une expérience plus réactive et satisfaisante, qui rappelle le confort d’un clavier mécanique haut de gamme appliqué à une manette.

Le D‑pad est basé sur le même concept que ces boutons avant. Et ce ressenti garantit une excellente maîtrise dans les jeux auxquels la croix directionnelle est essentielle, comme les jeux de combat, de sports ou les titres rétros.
Sa construction robuste évite les imprécisions et assure une durabilité accrue par rapport aux D‑pads classiques à membrane. En main, il se distingue par une réponse immédiate et régulière, permettant des enchaînements rapides sans perte de contrôle.
Les sticks magnétiques TMR sont conçus pour offrir une précision durable et éliminer les problèmes de dérive qui apparaissent souvent sur les manettes classiques. Grâce à leur système magnétique, ils ne reposent pas sur des pièces mécaniques sujettes à l’usure, ce qui garantit une longévité supérieure et une constance dans les mouvements.
En jeu, le ressenti est fluide et stable : chaque déplacement du stick est retranscrit avec exactitude, sans zones mortes ni imprécisions. Ils sont plaisants à utiliser car cela répond bien et vite, ils sont robustes et équilibrés, avec un retour au centre rapide. Cette technologie inspire confiance, puisqu’elle combine robustesse et fiabilité.
On peut les modifier avec les deux autres fournis. C’est très facile à changer. Il suffit de tirer doucement sur le stick analogique vers le haut. Ils bénéficient d’un clipsage mécanique, donc pas besoin d’outil. Il n’y a pas deux jeux de sticks, juste deux sticks supplémentaires. Le premier est plus court, il permet d’être plus « rapide », car il se déclenche plus vite (légèrement) et le deuxième est plus long pour ajuster la précision (au snipe par exemple).

J’ai pris l’habitude d’utiliser le plus long sur le stick gauche pour les jeux de courses afin de bien doser les courbes. Et je le laisse pour tous les autres jeux depuis ^^. C’est très confortable et plus précis dans les jeux en 2.5D. Le plus court est intéressant à droite pour le flipper. Cela permet de bourrer (tilter) plus rapidement.
J’aime beaucoup ces fonctionnalités. Même si personnellement, je rajoute des capuchons (des vrais) en silicone pour changer le grip des pouces.
Les gâchettes à capteurs Hall apportent une précision et une durabilité supérieures par rapport aux systèmes traditionnels. Grâce à la détection magnétique, elles ne reposent pas sur des pièces mécaniques sujettes à l’usure, ce qui garantit une constance dans le temps et élimine les imprécisions. Chaque pression est mesurée avec une grande finesse, offrant une réponse fluide et régulière.
En plus de cette technologie, ils intègrent un verrouillage mécanique qui permet de raccourcir la course des gâchettes : un atout précieux pour les jeux compétitifs où la rapidité d’action est essentielle.
Deux boutons pour chacun des triggers permettent, en effet, de réduire le temps nécessaire pour les déclencher. Le trigger devient plus dur et on doit le presser moins longtemps pour qu’il se déclenche. Vraiment utile pour une fonction de tir. Tandis que la courbe d’activation normale et préférable pour des simulations de course.
On notera deux boutons supplémentaires près des gâchettes qui sont bien placés et faciles à activer. Je connaissais les boutons (ou palettes) au-dessous de la manette, mais Razer en ajoute souvent deux autres supplémentaires à côté des shoulders et triggers. Et c’est bien un des seuls constructeurs grand public à proposer six boutons additionnels sur une manette moderne. La plupart des concurrents se limitent à 4 ou 0.

À l’utilisation et toujours avec mes longs doigts, c’est excellent. J’utilise les triggers avec une position des mains normale et j’appuie rapidement sans déplacer mes index avec le bout de ceux-ci sur ces deux touches. Je précise que j’utilise les index sur les triggers et pas sur les shoulders (dont je ne me sers pas).
À voir, selon les morphologies, mais pour moi, c’est absolument parfait. Car le ressenti combine solidité, fiabilité et réactivité, donnant l’impression d’un contrôle totalement maîtrisé, que ce soit pour des actions rapides ou des pressions plus progressives.
Par contre, il n’y a pas de retour haptique ou de gâchettes adaptatives comme sur le DualSense. Pour une manette qui fait aussi PS5, c’est un peu dommage. Mais de toute façon, elle ne propose aucun système de vibrations. Cela limite ainsi son poids et c’est plus pensé pour la performance dans les jeux compétitifs selon le constructeur.
Les quatre palettes arrières, positionnées au centre du dos, sont, elles aussi, parfaitement disposées pour moi. Lorsqu’on la maintient bien, il suffit de pousser légèrement les majeurs pour activer facilement les deux palettes du bas. C’est généralement la configuration que j’utilise le plus. Mais, si on manipule les quatre en même temps, je place alors les majeurs sur les deux touches du haut et les annulaires sur celles du bas.
Cela ressemble au principe des palettes des Xbox Elite. Même si sur ces dernières, les palettes sont modulaires (plusieurs tailles possibles) et en métal. Sur cette Raiju V3 Pro, elles peuvent être retirées (via le petit « tournevis » fourni), désactivées ou laissées en place pour profiter de commandes supplémentaires. C’est bien cette dernière possibilité que j’ai choisie. Mais c’est facile à enlever si elles vous gênent.

J’ai pris l’habitude d’utiliser cet ajout que proposent certaines manettes, c’est tout simplement génial, très maniable et plus réactif. Même en pleine action frénétique, je n’ai pas appuyé dessus par inadvertance. Je les utilise souvent pour remplacer les shoulders. C’est plus rapide pour moi que de relever les index des triggers.
Si vous avez un handicap ou des douleurs en pliant les articulations des doigts, vous pouvez utiliser ces boutons en remplacement des gâchettes.
Difficile de louper le grand pavé tactile et sur nos bécanes il ne sert pas à grand-chose. Au mieux, on peut l’utiliser comme un bouton supplémentaire. Car peu de titres exploitent la fonction tactile. Dans les quelques jeux PlayStation portés sur PC, il garde son rôle d’origine, puisque les développeurs ont prévu son utilisation.
Par contre, il est très grand, ce qui déplace les boutons Start (Option) et Select (Create) assez haut et proches du pavé. Je trouve qu’ils ne sont pas toujours faciles à atteindre en pleine action, surtout si l’on garde les pouces sur les sticks. En pratique, leur ergonomie dépend beaucoup de la morphologie des mains et de l’habitude : si vous utilisez souvent ces boutons, la position peut sembler peu intuitive, tandis que si vous vous en servez ponctuellement, c’est moins gênant.
En manipulation, ce contrôleur est extrêmement intuitif et réactif pour les jeux PC avec une prise en main excellente pour les grandes mains et les longs doigts. Il offre une expérience à la fois durable, précise et ergonomique, pensée pour les longues sessions comme pour la performance eSport.
Razer Synapse 4

Synapse 4 constitue le logiciel de configuration officiel de Razer conçu pour gérer les périphériques gaming comme les casques, claviers et souris et aussi cette Razer Raiju V3 Pro. Il se télécharge sur le site officiel Razer. Il est actuellement en version 4.0.86
Il regroupe une suite logicielle qui transforme cette manette en une machine personnalisable. L’interface est fluide sous Windows 11 et elle s’ouvre sur une plateforme visuelle centralisée claire.
On peut gérer les profils (jusqu’à quatre stockés onboard pour switcher sans software), les sticks, le polling rate, les triggers et les six boutons supplémentaires. Il n’y a pas d’éclairage RGB via Chroma Studio.
Les zones mortes des sticks peuvent être ajustées pour définir précisément le niveau de mouvement nécessaire avant qu’une action ne soit détectée. On peut ainsi bénéficier d’une réactivité immédiate ou d’un contrôle plus progressif ; ce réglage permet d’adapter le comportement des sticks selon votre style de jeu.
La fonction Sensitivity Clutch ajoute une couche de finesse supplémentaire : en maintenant un bouton dédié, la sensibilité du stick baisse temporairement. Cela peut être un atout précieux pour stabiliser une visée lors d’un tir de précision ou gérer des déplacements délicats dans les moments tendus.
Ces options combinées offrent un contrôle très fin sur la manière dont vos mouvements se traduisent à l’écran.
On peut recalibrer ces sticks analogiques. En effet, avec l’usure, même les sticks les plus performants peuvent perdre légèrement leur centrage d’origine. Donc, on a la possibilité de corriger manuellement ces dérives en réinitialisant le comportement des sticks pour retrouver une réponse nette et régulière.
Cette fonction élimine les petites déviations, qu’il s’agisse d’un début de drift ou d’un simple besoin d’ajustement. Elle garantit une précision constante et un ressenti optimal, même après de longues heures de jeu.

La gestion des triggers (en plus de la fonction normale ou courte mécanique) via Synapse ajoute une couche importante de personnalisation. Elle complète parfaitement les réglages des sticks que l’on a décrits plus haut.
Si on le souhaite, on peut modifier la manière dont les triggers réagissent, en jouant sur deux aspects essentiels :
- La distance d’activation : afin de réduire la course nécessaire avant que la gâchette n’enregistre une action. Cela transforme un appui long et progressif en un déclenchement quasi instantané, très utile pour les jeux de tir où chaque milliseconde compte.
- Le comportement progressif ou linéaire. Si vous préférez une sensation plus analogique, par exemple pour gérer l’accélération dans un jeu de course. Le logiciel permet d’adapter cette sensation selon le type de jeu.
Selon la configuration choisie, les triggers peuvent donc fonctionner comme des gâchettes longues et analogiques, idéales pour les jeux dans lesquels la précision de pression est importante. Ou comme des déclencheurs courts façon « hair trigger », parfaits pour réduire le temps entre l’appui et l’action dans les FPS ou les jeux compétitifs.
Cette flexibilité permet de passer d’un style de jeu à l’autre simplement en chargeant un profil différent. Et en ajustant les triggers, on influence directement la rapidité d’exécution (tir, action, réaction), la précision dans les jeux nécessitant une pression graduelle ainsi que le confort, en évitant d’avoir à appuyer trop profondément selon les préférences.
Ce sont des fonctions très intéressantes si vous voulez creuser dans les entrailles de la bête et affiner au mieux le ressenti général des triggers. Mais vous pouvez aussi ne rien toucher et laisser comme tel.
On notera que la bascule mécanique des gâchettes et les réglages via Synapse ne servent pas au même objectif. La première change physiquement la course, tandis que la seconde permet d’aller beaucoup plus loin dans la façon dont la manette interprète l’appui. Les deux se complètent plutôt qu’ils ne se doublonnent.
Ce n’est pas semblable à ce que propose la DualSense, qui a des gâchettes motorisées qui peuvent changer de résistance en temps réel selon le jeu.

La croix directionnelle peut elle aussi être modifiée. On a le choix entre un mode 8 directions pour un contrôle directionnel incluant les diagonales, ou le mode 4 directions pour les directions adjacentes uniquement. Il est aussi possible de choisir la réaction de la manette lorsque deux boutons directionnels opposés sont enfoncés simultanément. Les options sont : neutre, priorité à la première entrée, priorité à la dernière entrée ou les deux boutons sont considérés comme maintenus enfoncés.
Enfin, et cela constitue pour moi l’énorme avantage de cette Razer Raiju V3 Pro, il est possible de modifier totalement la fonction des six boutons supplémentaires. D’habitude, on ne pouvait qu’en faire des doublons des boutons de la manette. Par exemple, mettre les shoulders sous les palettes de la manette. Maintenant, ces boutons sont autonomes et on pourra choisir n’importe quelle touche de la manette, mais aussi du clavier.
Enfin, depuis que j’attendais que l’on puisse faire cela sur une manette. Je crois que c’est possible sur Xbox Elite Series 2 avec le logiciel payant Rewasd, mais pas avec celui de base.
Bref, un superbe ajout qui pourrait (devrait) être rajouté sur les autres manettes du constructeur selon moi.
Il est possible de mettre des fonctions, des combinaisons de touches ou simplement une seule touche du clavier, donc.

Par contre, on ne peut pas modifier les touches basiques de la manette via Synapse. Il n’est pas possible d’utiliser la fonction hypershift (qui rajoute une sous-couche de touches), de faire des macros (juste des combinaisons simples) et d’autres petites choses.
Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin, Razer ? Et pourquoi ne pas permettre de faire comme bon nous semble, comme c’est possible avec un clavier ou une souris de la marque via Synapse ?
Donc, c’est si vous voulez remapper toutes les touches de la manette : il faudra quand même utiliser un keymapper.
On pourrait dire aussi que Synapse devrait s’inspirer du logiciel Rewasd (je ne touche pas de commissions en le mentionnant), car c’est vraiment le meilleur pour tous les périphériques. En effet, il permet des choses encore (bien) plus poussées que Synapse !
Malgré tout, vous aurez compris que l’on peut déjà modifier et affiner pas mal de choses et que c’est absolument top d’avoir toutes ces possibilités.
Il y a aussi l’application Razer Controller sur mobile (via iOS ou Android) pour paramétrer cette manette. Mais les fonctionnalités sont plus limitées.
À l’usage

J’ai joué pendant plus de trois semaines à divers jeux avec cette manette en main. Des jeux de courses comme Forza Horizon 5, The Crew Motorfest et même Split Second (via Synapse et un keymapper, car le jeu ne gère pas les manettes), de la baston avec Tekken 8 et Mortal Kombat 1, de l’action avec Marvel’s Spider-Man 2 et Everspace 2, de l’indie avec Dead Cells, Dave the Diver, Downwell, Broforce, des shoot’em up comme Ikaruga et Sky Force Reloaded, de la plateforme avec Ori ou Crash Bandicoot 4, du foot avec FC 25 et bien sûr Visual Pinball.
Et les jeux du moment comme Cult of the Lamb : Woolhaven, Zaccaria Pinball et ces derniers DLC, Pinball FX et Pinball M pour leur dernier pack. Ouais, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, j’adore le pinball numérique Haha
Ce n’est pas exhaustif, mais c’est le genre de titres qui sont installés sur ma bécane et auxquels je joue à la manette.
Vous noterez qu’il n’y a pas de FPS. Je suis un vieux joueur qui a connu Doom sous DOS à son lancement et j’ai toujours utilisé le clavier et la souris pour cela. Cela n’aurait pas de sens que je donne mon ressenti sur quelque chose que je n’utilise jamais. Idem, pour les TPS comme les Assassin’s Creed, Horizon Forbidden, Batman ou encore Ratchet and Clank. C’est la lenteur du défilement de l’écran et la visée imprécise qui me gênent avec une manette.
La manette tient ses promesses en termes de précision, de rapidité et d’endurance, transformant les sessions en expériences fluides sans frustrations techniques.

La possibilité de changer la longueur du stick est intéressante. Dans les jeux de courses, à gauche pour moi, cela permet d’être plus précis, donc on appréhende mieux les courbes.
Idem, avec Everspace 2 qui propose des combats en 3D dans l’espace. Je pense avoir utilisé les sticks et les triggers un peu comme dans les FPS et les TPS, car on doit se déplacer vite et continuellement bouger notre mire. Le ressenti est excellent et précis. La qualité est là, c’est un plus agréable. La possibilité de réduire manuellement le temps nécessaire pour déclencher les triggers est aussi bien utile dans ces jeux de tirs.
Le stick court est plus rapide et il convient mieux aux jeux de bastons, aux shooters twin‑stick, aux jeux d’action nerveux, aux jeux de plateforme précis et réactifs (Hollow Knight, Celeste) et bien sûr à la bourre (Tilt) d’un jeu de flipper.
Je l’ai déjà mentionné mais il n’y a pas de petits capuchons en silicone comme sur la Stealth Ultra de Turtle Beach qui modifie le ressenti sur les pulpes de nos pouces. Ce n’est pas grand-chose, un gadget pour certains, mais moi, j’aime bien selon la surface. Cela peut s’acheter séparément, car c’est standard, mais vu le prix de la manette, le constructeur aurait pu l’ajouter au bundle.
Les fonctionnalités brillent et les six boutons supplémentaires remappables apportent un ajout incontestable. Ces touches sont bien placées et je les ai utilisées dans chaque jeu. Soit en remplacement des shoulders (pour aller plus vite), soit pour les substituer à l’action d’appuyer sur le stick et aussi pour ajouter des touches autonomes ou des combinaisons de touches. Le choix est large : c’est génial.

Le D‑Pad a un ressenti très particulier qui se démarque clairement des croix plus classiques. Il est ferme, précis, avec un clic net qui donne une vraie sensation de contrôle sur chaque direction. En jeu de baston, cette rigidité maîtrisée fait une réelle différence : les diagonales sortent proprement, les quarts de cercle ne « bavent » pas, et les inputs rapides restent stables même quand on enchaîne les manipulations.
Sur les jeux de foot, les changements de direction sont francs et on garde une juste cohérence dans les mouvements. Là où certains D‑Pad plus souples misent sur le confort, celui-ci privilégie la stabilité et la netteté, ce qui peut surprendre au début mais devient vite un avantage si on aime sentir exactement ce que l’on fait.
On perçoit que cette croix est pensée pour éviter les imprécisions, avec un retour tactile qui confirme chaque pression sans jamais donner l’impression d’un D‑Pad mou ou flottant. Le fait de pouvoir encore plus affiner ses sensations via Synapse est très intéressant.
Avec les jeux de combats et d’actions, les boutons A, B, X, Y sont régulièrement et énergiquement mis à l’œuvre. J’apprécie beaucoup leur réactivité et leur confort. Idem, pour les triggers, surtout avec les jeux de flipper (où j’appuie souvent).

Petite déception, car la manette est compatible PS5, mais on ne bénéficie pas de retour haptique ou de gâchettes adaptatives comme sur la DualSense. C’est dommage, parce que Sony a eu l’excellente idée de sortir sur nos bécanes une grosse collection de titres qui le gèrent. Plus que le retour haptique (de toute façon la manette ne gère pas les vibrations), ce sont les gâchettes adaptatives que je regrette pour l’immersion tactile sur les rares jeux Sony qui le proposent sur nos bécanes.
La Raiju V3 Pro s'impose comme un outil précis et personnalisable pour les joueurs exigeants et compétitifs.
Elle excelle par sa précision, sa réactivité et sa prise en main. J’apprécie la texture des poignées et la qualité des divers boutons. Il est clair qu’elle dispose de toutes les dernières technologies Razer.
La personnalisation est au cœur du dispositif. Mécaniquement, on peut changer la longueur des sticks et la courbe des triggers. Et avec le logiciel Synapse, on va pouvoir effectuer des réglages fin des points d’activation, de la sensibilité et du comportement des sticks, des triggers et du d-pad.
La manette se démarque avec ses quatre boutons arrière amovibles et ses deux gâchettes additionnelles que l’on peut utiliser enfin comme des boutons autonomes et non comme des simples doublons. On a même la possibilité d’y placer des combinaisons de touches.
Une manette au prix élevé, mais qui répond à toutes nos attentes en jeu. On vous la conseille chaudement si votre porte-monnaie peut suivre.
- Ergonomie légère et grips antidérapants pour confort prolongé
- Précision et réactivité
- Quatre palettes et deux gâchettes supplémentaires totalement autonomes et remappables
- Sticks analogiques TMR anti-drift précis
- Sticks interchangeables facilement (un plus long et un plus court)
- Gâchettes Razer Pro HyperTriggers qui basculent mécaniquement entre une activation instantanée et une course analogique progressive
- Croix directionnelle flottante à 4 ou 8 directions nettes
- Personnalisation poussée via Synapse des Triggers, des sticks et du D-pad
- Mémoire intégrée avec jusqu’à 4 profils enregistrables
- Connexion HyperSpeed à faible latence
- Étui de transport fourni
- Batterie jusqu'à 36 heures
- Polling jusqu'à 2000 Hz en filaire
- Prix élevé
- Absence de vibrations haptiques ou de gâchettes adaptatives
- Polling sans fil plafonné à 500 Hz sur PC
- Boutons Select et Start mal placés à cause du pavé tactile qui ne sert presque à rien sur PC
- Pourquoi ne pas permettre de remapper TOUS les boutons ?