Jeu vidéo / Wreckfest

Date de sortie
Développeur
Bugbear
Éditeur
THQ Nordic
Moteur
-
Modes de jeu
Types de jeu
Simulation, Sport
Thèmes du jeu
Action, Course
Image de Wreckfest (January 2018)

Test de Wreckfest

On ne compte plus les années d’Early Access pour Wreckfest ainsi que ses changements de nom, toujours est-il que depuis la reprise par THQ Nordic, les développeurs, vrais héritiers de Flatout, ont sacrément bousculé leur jeu. Alors qu’ils tendaient vers la simulation, leur éditeur du nord leur a dit de revenir aux racines de ce qu’ils savent faire, du pur Flatout. Au menu, une simulation de course arcade, des voitures à personnaliser et une progression basée sur le gain d’expérience pour débloquer bagnoles, pièces de rechange et de nouvelles courses.

Retour aux sources

Wreckfest est un jeu de course de style classique, ce qui signifie qu’il s’agit d’un ensemble de pistes, de défis et d’événements, sans avoir besoin de faire semblant de porter une collection de chapeaux dans le jeu ou de devoir faire la navette dans un pseudo open world. Une subtilité toutefois, les courses mettent l’accent sur les dégâts infligés aux voitures et certaines pistes sont du stock-car où il faudra froisser la tôle et coincer son concurrent contre la barrière de sécurité pour le démolir comme il faut. Dès le début de la course, vous ne cherchez pas à prendre le virage à la perfection, au contraire, vous appuyez sur le champignon et vous percutez gentiment une voiture pour vous aider à vous redresser. Au moment de vous faufiler entre deux tas de ferrailles, vous en poussez une en dehors de la piste histoire de. A quoi ça sert ? A pas grand chose, vous êtes quatorzième, mais c’est marrant. Et puis vous finirez bien par rattraper le premier, à moins qu’il soit seul et qu’il négocie ses virages bien tranquillou pendant que vous en chiez dans la mêlée. Tant pis, cassez des voitures.

Il faudra néanmoins faire attention à votre jouet, taper les adversaires n’est pas sans conséquence sur votre propre moyen de locomotion. Vous pourriez péter vos amortisseurs, vos freins ou encore perdre une roue. Contrairement à Flatout, ou de manière bien plus précise – c’est tellement vieux tout ça que j’ai oublié comment c’était – vous avez une localisation des dégâts, pas besoin de démolir la moindre parcelle d’une bagnole pour voir sa roue arrachée, non, il suffit de toujours cibler cette roue. Et dans ce tumulte, l’IA ne se laisse pas faire et tentera elle aussi de vous envoyer dans le décor dans les plus hauts niveaux de difficulté. Une IA capable du pire comme du meilleur, vous la verrez bêtement partir en tonneaux car elle n’a pas suffisamment freinée avant de taper le talus comme elle pourra s’enchaîner quelques chicanes à la perfection.

Image de Wreckfest

Un plaisir. L’ambiance des Flatout est omniprésente, avec désormais la possibilité de jouer dans un style davantage simulation grâce aux options proposées par les développeurs. Vous pouvez même profiter d’une vue cockpit, condition idéale pour admirer une voiture partie en vrille après avoir été salement percutée de côté dans un circuit en huit. Ou de voir un 4×4 s’écraser sur le toit d’un concurrent après avoir bondi d’un jump. Seul regret, Wreckfest propose moins de choix de routes sur un circuit que son glorieux aîné et l’interaction avec l’environnement se cantonne à des jets de pneus et quelques débris.

Interface dans les choux

Autre défi du jeu après la survie en course hostile, naviguer dans les menus. Les développeurs ont multiplié les boutons et les onglets qui ne servent à rien et la souris est à proscrire si vous ne voulez pas acheter une bagnole à la con par erreur. Dans le mode carrière (5 championnats bien fournis), il faut bien avoir l’œil pour savoir le véhicule dont vous avez besoin pour accéder à la course. Alors cette fois c’est une européenne de classe B à traction arrière. Plus qu’à sortir du menu, entrer dans un autre, changer d’onglet, voir les voitures – mais j’avais besoin de quoi au fait ? Je savais que j’aurai dû le noter sur papier.

Image de Wreckfest

C’est le même esprit lors de la customisation, la fonction garage est très riche, vous pouvez même faire monter ou redescendre la classe d’un véhicule. Rajoutez des défenses, la voiture prend du poids et réduit sa vitesse max, à l’inverse, jouez sur le moteur, le pot d’échappement, les filtres, etc. et vous gagnerez en performance tout en fragilisant la voiture. Un savant dosage qu’il faut faire varier d’une course à une autre. Dès lors, c’est cruel de nous offrir une ergonomie aussi ragoûtante. Vous me direz que ce qui compte, c’est le gameplay, mais il fallait quand même en parler pour que vous sachiez qu’il faudra prendre sur vous.

Multi pas franchement pratique

Après s’être essayé sur l’IA, vous irez forcément jeter un œil au multi, peut-être même avant. On se retrouve dans un choix de serveur à l’ancienne, sans matchmaking fantaisiste. Vous avez quelques filtres à disposition, notamment pour repérer les serveurs qui appliqueraient le même style que vous (si vous avez l’habitude de jouer avec l’ABS, vous serez surpris quand il n’y est pas). Le gros point noir réside dans la difficulté à rejoindre une partie, le jeu ne semble pas fournir la possibilité de rejoindre une partie en spectateur si bien que vous êtes sans arrêt rejeté car la course a déjà commencé. Un comportement rédhibitoire il faut bien le dire. Passé cette sélection, retrouver des humains pour faire teinter le métal est un régal. Dommage de ne pouvoir le faire en famille autour d’un bon splitscreen.

Par la destruction massive de voitures, Wreckfest réussit à faire de l'échec un élément divertissant de la course, ce qui est un truc trop rare. Wreckfest est un antidote à l'IA trop propre sur elle d'un Need For Speeds ou The Crew,. Il tient sa place dans cette compétition tout en offrant quelque chose de plus spécifique mais il faut avoir en tête qu'il est vendu au même prix que ses concurrents sans forcément avoir la même durée de vie ou les mêmes perspectives vidéoludique. En même temps, c'est toujours amusant d'écraser une tondeuse à gazon dans cinq autres tondeuses à gazon et de regarder tout le monde voler dans les airs en prenant feu.

Pourquoi l’acheter ?
  • Délirant
  • Original
  • Héritier de Flatout
Pourquoi l’oublier ?
  • Réservé aux fans du genre
  • Interface à revoir